0
Commentaire de l'Evangile du chanoine Daleau
Méditation du 16 mars 2020

| Webmaster

Méditation du 16 mars 2020

(Luc 4, 24-30)                                                                       

            Matthieu et Luc parlent de cet enseignement dans la synagogue de Nazareth, mais Luc est le seul à parler de la citation d’exemples de foi à l’étranger qui provoque la colère des compatriotes de Jésus. Il importe donc de lire le récit en entier, à partir du verset 14.

            Que ses voisins se demandent comment Il peut savoir tout ce qu’il dit (v. 22), cela paraît naturel, car il est bien sûr qu’Il n’a pas « étudié » à l’école des docteurs de le Loi à Jérusalem. Mais cet étonnement devient susceptibilité, presque orgueil national, quand Jésus ose parler de la foi des païens. Ce ne sera pas la seule fois. Pour le moment, il cite l’épisode d’Elie  raconté en 1R 17, 9 et celui de la veuve de Sarepta, avec Elisée, 2R 5, 14. « Eux, païens, ils ont cru », semble vouloir dire Jésus à ses voisins. Ceux-ci le prennent pour une gifle. Ils décident de Le lapider, comme lorsqu’Il laissera entendre qu’Il est antérieur à Abraham, en Jean 8, 59. Luc ne précise pas comment Jésus leur échappe, alors que Jean laisse entendre qu’Il s’esquive dans le Temple, ce qui, semble-t-il, était relativement facile. (Cf. Jean 9)

            Pour reconnaître un prophète, la foi en Dieu est nécessaire, car il faut admettre que Dieu communique avec lui de façon certes mystérieuse mais réelle, comme Jérémie (15, 16) qui décrit le processus de la révélation divine. Le prophète reçoit cette parole de Dieu « pour le peuple ». Lui, Jésus, est la Parole de Dieu ; c’est Lui qui inspire les prophètes. Et donc, par sa parole et ses actes, Il révèle Qui Il est. C’est là que les Nazaréens ne croient pas et s’en prennent à Jésus : pour eux, Il est « l’un des leurs », et Il ne peut pas être Dieu.

            Saint Ambroise admire la puissance de Jésus et sa volonté de salut.

            « Comprenez encore ici que sa passion a été non un acte forcé, mais complètement volontaire. Ainsi, on se saisit de sa personne quand il le veut, il échappe à ses ennemis quand il le veut; car comment un petit nombre de personnes aurait-il pu le retenir captif, puisqu'il ne pouvait être arrêté par un peuple tout entier? Mais il ne voulut pas qu'un si grand sacrilège fût commis par la multitude; et il devait être crucifié par un petit nombre, lui qui mourait pour le monde entier. »

Répondre à () :


Captcha