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Commentaire de l'Evangile du chanoine Daleau
Méditation du 16 juillet 2020
Méditation du 16 juillet 2020
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Méditation du 16 juillet 2020

2020 07 16 VENEZ A MOI (15TO4) (Matthieu 11, 25a-28-30)

            Jésus pousse toujours et partout ce cri de son Cœur : « Venez à Moi ! » Depuis l’Incarnation, et même depuis « avant la fondation du monde », comme l’atteste la première page de la Lettre aux Ephésiens (1, 1-15). Son Amour appelle les hommes et les invite à aimer comme Lui.

            Il sait bien que les hommes « peinent sous le poids du fardeau ». De quel fardeau s’agit-il ? Les auditeurs de Jésus ont pu penser à tout ce que les scribes imposaient, sous prétexte d’obéissance à la Loi, et qu’ils rattachaient à la « tradition des Anciens » pour lui donner un semblant d’autorité. Il est à craindre que certains hommes d’aujourd’hui trouvent la vocation chrétienne un trop lourd fardeau, faute d’admettre qu’elle demande foi en Dieu et amour pour Lui et ses frères humains ; nous avons tous à prier pour ces frères qui doutent.

            Pourquoi devenir « disciples » ? Jésus donne Lui-même la réponse : « Car je suis doux et humble de cœur ». Celui qui essaie d’entrer dans cet amour a vite compris qu’il n’y a pas meilleure voie pour conduire sa vie. Partout où se pratique cet amour du Christ, les personnes qui le diffusent et celles qui en bénéficient deviennent heureuses, et cet amour devient « contagieux ».

            Saint Aelred de Rievaulx (1110-1167),  expliquait à ses moines la douceur du « joug » du Seigneur.

            « Ceux qui se plaignent de la rudesse du joug du Seigneur n'ont peut-être pas rejeté complètement le joug si pesant de la convoitise du monde, ou s'ils l'ont rejeté, ils s'y sont à nouveau  asservis, à leur plus grande honte. Au dehors ils portent le joug du Seigneur, mais au-dedans ils soumettent leurs épaules au fardeau des préoccupations du monde. Ils mettent sur le compte de la pesanteur du joug du Seigneur les peines et les douleurs qu'ils s'infligent à eux-mêmes... Quant au joug du Seigneur, il est « doux et son fardeau léger ».

            Le regard du cœur se dirige vers « l'héritage incorruptible, exempt de souillure et de flétrissure, qui nous est réservé dans les cieux » (1P 1,4). (...) Dans la charité, et rien que dans la charité résident la vraie tranquillité, la vraie douceur, car c'est elle le joug du Seigneur. » 

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