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Commentaire de l'Evangile du chanoine Daleau
Méditation du 14 septembre 2020
Méditation du 14 septembre 2020
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Méditation du 14 septembre 2020

2020 09 14 SAUVE (24TO1) (Jean 3, 13-17)

            Le « salut par la Croix » est une réflexion théologique de l’apôtre Saint Jean, en cette Fête de l’Exaltation de la Sainte Croix, beaucoup plus célébrée en Orient qu’en Occident. Jésus, Verbe de Dieu, est remonté au Ciel qu’Il n’avait jamais quitté, étant Dieu au sein de la Trinité, même quand Il s’est fait homme.

            De même qu’on pouvait être sauvé quand on levait les yeux vers le serpent de bronze, selon Nb 21, 4-9, ainsi celui qui lève les yeux (c’est-à-dire qui croit en Jésus –Sauveur) ne périra pas, mais obtiendra la Vie éternelle.

        Sainte Thérèse-Bénédicte de la Croix [Édith Stein] (1891-1942) a médité, en souvenir de son baptême, à l’âge adulte, et comme une prémonition  de sa mort, sa participation à la Croix. Elle écrivait en se souvenant que la Nuit de Noël appelle déjà le Calvaire ; d’où le rapprochement entre le Baptême et la « suite » du Christ jusqu’au bout.

Mon Seigneur et mon Dieu, tu m'as guidée

sur un long chemin obscur, pierreux et dur.

Mes forces semblaient souvent vouloir m'abandonner,

je n'espérais presque plus voir un jour la lumière.

Mon cœur se pétrifiait dans une souffrance profonde

quand la clarté d'une douce étoile se leva à mes yeux.

 

Fidèle, elle me guida et je la suivis d'un pas d'abord timide,

plus assuré ensuite. J'arrivai enfin devant la porte de l'Église.

Elle s'ouvrit. Je demandai à entrer.

Ta bénédiction m'accueille par la bouche de ton prêtre.

À l'intérieur des étoiles se succèdent,

des étoiles de fleurs rouges qui me montrent le chemin jusqu'à toi...

Et ta bonté permet qu'elles m'éclairent dans mon chemin vers toi. 

 

Le mystère qu'il me fallait garder caché au profond de mon cœur,

 je peux désormais l'annoncer à haute voix : Je crois, je confesse ma foi !

Le prêtre me conduit aux marches de l'autel,

 j'incline le front, l'eau sainte coule sur ma tête.

Seigneur, est-il possible à quelqu'un de renaître

 une fois écoulée la moitié de sa vie ? (Jn 3,4)

 Tu l'as dit, et c'est pour moi devenu réalité.

 

Le poids des fautes et des peines de ma longue vie m'a quittée.

Debout, j'ai reçu le manteau blanc placé sur mes épaules,

 symbole lumineux de la pureté !

J'ai porté à la main le cierge

dont la flamme annonce qu'en moi brûle ta vie sainte.

Mon cœur est désormais devenu la crèche qui attend ta présence.

 Pour peu de temps !

 

 Marie, ta mère, qui est aussi la mienne, m'a donné son nom.

À minuit elle dépose en mon cœur son enfant nouveau-né.

Oh ! Nul cœur humain ne peut concevoir ce que tu prépares à ceux qui t'aiment (1Co 2,9).

Tu es à moi désormais et jamais plus je ne te quitterai.

 Où que puisse aller la route de ma vie, tu es auprès de moi.

 Rien jamais ne pourra me séparer de ton amour (Rm 8,39).

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