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Commentaire de l'Evangile du chanoine Daleau
Méditation du 14 octobre 2020
Méditation du 14 octobre 2020
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Méditation du 14 octobre 2020

2020 10 14 AMOUR DE DIEU (28TO3) (Luc 11, 42-46)

            L’attitude des pharisiens s’est réduite à une pratique formelle (hygiène, hier, et aujourd’hui les impôts), mais le cœur « n’y est pas ». L’amour de Dieu semble absent : ce n’est plus à Lui qu’on adresse la prière, comme ce n’est plus pour Lui (ou ses frères !) qu’on paie l’impôt. C’est l’occasion pour l’évangéliste Luc de citer une maxime de sagesse : « Ceci, il fallait l’observer, sans abandonner cela. » Bien sûr, on doit payer ses impôts, mais il ne faut pas oublier ce qui est le plus important : l’amour de Dieu. Or ce « plus important » ne semble plus le souci de ces pharisiens. 

            « Quel malheur ! » On retrouve les « malédictions » qui suivaient les « béatitudes » dans l’évangile de  Luc 6, 24-26. En effet, ils cherchent « la gloire qui vient des hommes », ils ont « déjà reçu leur récompense » (Mt 6, 2). L’allusion aux tombeaux et au contact indirect des cadavres, jugé impur par la Loi, devient ici  une critique équivalant à les estimer eux-mêmes comme des morts ; ils ne vivent plus de l’essentiel, l’amour de Dieu.

            Quand un docteur de la Loi proteste contre ce qu’il prend pour une insulte, il mérite le reproche que Matthieu (23, 3) formule ainsi : « Ils disent et ne font pas ». Luc emploie une formule aussi virulente : « Vous chargez les gens de fardeaux impossibles à porter, et vous-mêmes, vous ne touchez même pas ces fardeaux d’un seul doigt ».Sous le mot « Tradition des anciens », on a donné des directives au peuple qui encombrent la vie quotidienne et ont contribué à faire de la vraie relation à Dieu que la Loi devait encourager un fardeau tel que le peuple lui-même se réfugie dans un « permis ou pas permis » formalistes. Les maîtres ont trompé le peuple.

            Isaac le Syrien (7e siècle), moine près de Mossoul, prêchait une véritable miséricorde pour les « pécheurs » et demandait de prier pour lui, simple attitude évangélique.

            «  Ne nourris pas de haine pour le pécheur, car nous sommes tous coupables. Si, pour l'amour de Dieu, tu le blâmes, pleure sur lui. Pourquoi le haïrais-tu ? Ce sont ses péchés qu'il convient de haïr, tout en priant pour lui, si tu veux ressembler au Christ : loin de s'indigner contre les pécheurs, il priait pour eux (Lc 23,34)... »



 

 

 

                                                                     

 

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