0
Commentaire de l'Evangile du chanoine Daleau
Méditation du 13 septembre 2020
Méditation du 13 septembre 2020
© viechretienne.fr

| Webmaster

Méditation du 13 septembre 2020

2020 09 13 DU FOND DU CŒUR (24TO) (Matthieu 18, 21-35)           

            Marc (4, 33-34) nous a dit l’importance des paraboles dans l’enseignement de Jésus :  « Par de nombreuses paraboles semblables, Jésus leur annonçait la Parole, dans la mesure où ils étaient capables de l’entendre. Il ne leur disait rien sans parabole, mais il expliquait tout à ses disciples en particulier. » En voici une preuve pour le pardon.

            Pierre considère que pardonner sept fois représente la limite du possible. Pour lui expliquer que le pardon s’impose toujours, Jésus invente cette parabole : un débiteur doit à son maître une somme importante ; mais il a lui-même prêté une somme modique à un compagnon. Le maître « le laissa partir et lui remit sa dette », tandis que ce débiteur se montre impitoyable pour son compagnon qui lui devait beaucoup moins. Le maître qui a remis la grosse dette, en apprenant cette nouvelle, « le livra aux bourreaux jusqu’à ce qu’il eût remboursé tout ce qu’il devait ».

            La conclusion de Jésus livre l’enseignement valable pour tous : « C’est ainsi que mon Père du ciel vous traitera, si chacun de vous ne pardonne pas à son frère du fond du cœur. »

            D’autres textes d’Evangile corroborent cet enseignement : chez Simon le pharisien, Jésus raconte une parabole analogue (Luc 7, 36-48). Le débiteur qui a la plus grosse dette montre plus de reconnaissance que celui qui en a une plus petite. Autre enseignement : sur la mesure qui sera employée pour nous. Elle sera la même que celle que nous aurons employée pour les autres : Matthieu 7, 2 ; Marc 4, 24 ; Luc 6, 38.

                Saint Augustin (Sermon 83) montre que nous sommes tous « débiteurs de Dieu »

                            « Tout homme, il est vrai, est débiteur de Dieu, et tout homme a un frère qui est son débiteur. Y a- t-il quelqu’un qui ne doive rien à Dieu, sinon celui en qui on ne peut trouver de péché? Et quel est l’homme qui n’a pas un frère pour débiteur, sinon celui que personne n’a offensé? Pourrait-on, à ton avis, en trouver un seul dans le genre humain, qui ne soit comptable de quelque manquement envers un frère?

            Donc, tout homme est débiteur envers quelqu’un, et il a, lui aussi, un débiteur. Dès lors, le Dieu juste t’a donné une règle à suivre envers ton débiteur, règle qu’il appliquera lui-même envers le sien. (…)

            Le Seigneur parle du pardon. Or, tu désires obtenir le pardon de tes péchés, et tu as aussi des péchés à pardonner à quelqu’un. Il en va de même pour la charité : un mendiant te demande l’aumône et tu es le mendiant de Dieu, car nous sommes tous, quand nous le prions, les mendiants de Dieu. »

Répondre à () :


Captcha