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Commentaire de l'Evangile du chanoine Daleau
Méditation du 13 octobre 2021
Méditation du 13 octobre 2021
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Méditation du 13 octobre 2021

2021 10 13 VOUS PASSEZ A CÔTE  (28TO3) (Luc 11, 42-46)

            Nous rejoignons les reproches de Matthieu 23, 3 sur l’enseignement des pharisiens : « Ils disent et ne font pas ». Ici, la parole de Jésus les met en garde contre l’oubli de l’essentiel : « Vous passez à côté du jugement et de l’amour de Dieu ». En quel sens ?

            L’attitude des pharisiens consistait à « sauver les formes », le « paraître social », mais le cœur s’éloigne de la sincérité au point qu’on puisse se demander : « Qui est Dieu pour eux ? » La réaction d’un docteur de la Loi montre qu’il se sent visé par les reproches adressés aux pharisiens. C’est toute une interprétation de la Loi qui est ici blâmée, car les « docteurs de la Loi » inventent ou ajoutent des « codicilles » qu’ils appellent « traditions des Anciens » et auxquels ils donnent « force de loi ». La conduite des membres du peuple était portée à rejeter et la Loi, expression de la volonté divine, et les consignes purement humaines de tels « maîtres » ; Bref, « on ne s’y reconnaissait plus ».

            Le dernier verset explique les réactions de Jésus sur le fardeau léger et le joug  de l’amour…

Isaac le Syrien (7e siècle), moine près de Mossoul, commentait cette page de Luc ainsi :

      « La sobriété vigilante aide l'homme plus que les œuvres extérieures... Comment est-ce que quelqu'un pourrait vraiment dominer les désirs corporels –- le relâchement, la colère, la gourmandise –- et ne pas acquérir la douceur ? S'il s'exerce avec discernement, le détachement de tout, le refus du confort corporel et de l'opinion des autres suivent ; si, pour l'amour de Dieu, quelqu'un accueille avec diligence et joie le mal qu'on lui fait, il est pur en son cœur (Mt 5,8). Et s'il ne méprise personne, il est vraiment libre...

      Ne nourris pas de haine pour le pécheur, car nous sommes tous coupables. Si, pour l'amour de Dieu, tu le blâmes, pleure sur lui. Pourquoi le haïrais-tu ? Ce sont ses péchés qu'il convient de haïr, tout en priant pour lui, si tu veux ressembler au Christ : loin de s'indigner contre les pécheurs, il priait pour eux (Lc 23, 34)... Toi qui n'es qu'un homme, pourquoi mépriser le pécheur ? Est-ce parce qu'il lui manque ta vertu ? Mais où donc est ta vertu si tu manques de charité ? »  




 

 

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