0
Commentaire de l'Evangile du chanoine Daleau
Méditation du 13 juillet 2021
Méditation du 13 juillet 2021
© viechretienne.fr

| Webmaster 49296 mots

Méditation du 13 juillet 2021

2021 07 13 PAS CONVERTIES (15TO2) (Matthieu 11, 20-24)

 

           

 

Les reproches adressés aux « villes du Lac » s’expliquent du fait que Jésus les a particulièrement averties par son enseignement, ses bienfaits et ses miracles, surtout de guérisons. L’ingratitude  et l’indifférence ont continué d’éblouir mais non de convertir. Elles n’ont pas « fait pénitence ». Elles ont connu Jean-Baptiste et les prophètes qui l’ont précédé ; et les apôtres continuent la prédication de Jésus au moment où les Evangiles sont écrits. Ces villes (Bethsaïde et Capharnaüm) ont vu et entendu les « signes de la Puissance » divine incarnée en Jésus…mais ne se sont nullement converties…

            Les références (Tyr et Sidon, Sodome et Gomorrhe) sont des villes bien connues  pour leur perversité ou leur immoralité ; et donc l’enseignement porte d’autant plus. « Sous le sac et la cendre » : l’expression peut faire allusion à Ninive où, à l’appel de Jonas, le roi et les habitants ont fait pénitence. Nous pouvons penser aussi à l’éloge que brosse Jésus du centurion romain dont il vante la foi, ou même de la Syrophénicienne ; les paroles de Jésus ont dû provoquer souvent. Luc, en mettant en scène un « bon Samaritain », dont l’attitude s’opposait à celle du prêtre ou du lévite juif, ne manie-t-il pas  «l’ ironie » ?

            Un sort particulier semble réservé à « Capharnaüm ». Jésus y a demeuré et il y a opéré certains miracles ; c’est là qu’Il a pardonné au paralysé et qu’Il l’a guéri (Matthieu 9, 1-8) (Marc 2, 1-12) (Luc 5, 17-26). C’est là qu’Il guérit le fils du centurion (Mt 8, 5) ; C’est là  qu’Il a enseigné dans la synagogue (Jean 6, 59).

« Au jour du Jugement » (v. 22 et 24) : c’est bien le Jugement Dernier pour lequel les Juifs pensaient que leur descendance d’Abraham leur vaudrait une mesure particulière de Miséricorde. Le démenti est donc cinglant comme déjà celui du Précurseur, comme dans l’Evangile selon Saint Jean (8, 39-44 ; et ch.20) (BC II*, page 334).

Notons bien que des péricopes sont rarement des condamnations, sans enseignement ou récit « positif » ; tenons compte aussi du fait que les évangiles ont été écrits en périodes de tensions entre les communautés. Les menaces, reproches et avertissements peuvent conduire aussi à une conversion ; Jésus, le premier, en était bien persuadé, comme Il le montre, par exemple, un jour où Il est accueilli à la table de Simon le pharisien (Luc 7, 36-50)

 

 

Répondre à () :


Captcha