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Commentaire de l'Evangile du chanoine Daleau
Méditation du 12 juillet 2021
Méditation du 12 juillet 2021
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Méditation du 12 juillet 2021

2021 07 12 TROUVERA (15TO1) (Matthieu 10, 34 – 11, 1)

            Les quatre premiers versets (34-37) font allusion à ce qui s’est passé au pays de Jésus après l’Ascension : les familles elles-mêmes se sont divisées au nom de l’obéissance à Moïse ou en faveur de l’enseignement de Jésus.

 Nous savons que cette division a atteint la famille de Sainte Thérèse-Bénédicte de la Croix, dont la conversion au christianisme n’a pas été admise notamment par sa mère. Elle-même a dû frémir devant le verset 37….

Au verset 39, « sa vie » ou son « âme » ? Dans un contexte de persécution, perdre sa vie physique « par le martyre » devenait comme un gage de salut ; c’était s’assurer la « vie éternelle » ; se « sauver » ou se « perdre ».

Les apôtres ont été sensibles aux paroles de Jésus relatées aux versets 40-42. (…) « L’accueil permet l’assimilation à celui qu’on a reçu : prophète, juste, « re-présentants » du Christ et de Dieu. Mais à condition de la recevoir comme tel : comme prophète, juste ou roi, délégué du Christ et de Dieu. C’est la foi qui peut discerner dans l’apôtre le Christ qui l’envoie : l’accueil ne vaut que par la foi qui anime cet accueil et l’intériorise. L’acte humanitaire à lui seul n’aurait pas cet effet. Pour être, en récompense, assimilé au Christ, il faut aimer et aider le prochain comme membre du Christ, aimé du Père. Cette charité – au sens propre où elle est l’amour même de Dieu, le Saint-Esprit, passant par nous pour reconnaître et servir en tout homme l’aimé de Dieu – est d’un autre ordre, incommensurable avec la simple bienfaisance humanitaire (1Co 13, 3). Ainsi, le plus petit service (v.42) prend une grande valeur, à condition que la source en soit la charité. » (BC II*, page 325)

Saint Jean Chrysostome, dans un style réaliste, commente le « centuple » promis à ceux qui accueillent « au nom du Christ ».

Il ne le ferait pas s'il n'était pas personnellement touché par l'honneur ou le mépris. « Tu m'as reçu, dit-il, dans ta demeure ; je te recevrai dans le Royaume de mon Père. Tu m'as délivré de la faim ; je te délivrerai de tes péchés. Tu m'as vu enchaîné ; je te ferai voir ta libération. Tu m'as vu étranger ; je ferai de toi un citoyen des cieux. Tu m'as donné du pain ; je te donnerai le Royaume comme ton héritage et ta pleine propriété. Tu m'as aidé en secret ; je le proclamerai publiquement et je dirai que tu es mon bienfaiteur et moi ton débiteur. »

 

 

 

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