Paroisse Notre-Dame-de-la-Plaine - Luçon
0
Commentaire de l'Evangile du chanoine Daleau
Méditation du 12 janvier 2020

| Webmaster

Méditation du 12 janvier 2020

(Matthieu 3, 13-17)

            Le Baptême est donc le premier acte de la vie « publique » de Jésus. C’est une reconnaissance de l’attitude de Jean. Leur dialogue pose question : beaucoup de nos contemporains se demandent pourquoi Jésus, le Saint, a voulu être baptisé.

            Jésus reconnaît dans le baptême une démarche voulue par Dieu, comme Luc (7, 29-30) le laisse entendre : « Tout le peuple qui a écouté Jean, y compris les publicains, en recevant de lui le baptême, a reconnu que Dieu était juste. Mais les pharisiens et les docteurs de la Loi, en ne recevant pas son baptême, ont rejeté le dessein que Dieu avait sur eux. » C’est une préparation ultime de l’ère messianique. Jésus a satisfait à la justice salvifique de Dieu qui préside au plan du salut ; Il est lui-même juste en agissant ainsi ; il lui fallait s’identifier avec les pécheurs : « Celui qui n’a pas connu le péché, Dieu l’a pour nous identifié au péché, afin qu’en lui nous devenions justes de la justice même de Dieu. » (2 Co 5, 21). En agissant ainsi, Jésus préparait aussi le baptême chrétien ; en le recevant le premier, il devenait le modèle.

            « Il vit l’Esprit de Dieu descendre comme une colombe et venir sur lui. » L’évangéliste Jean ira plus loin (Jean 1, 29-34); il verra dans le baptême de Jésus l’annonce du baptême dans l’Esprit Saint. Marc (1, 9-11) et Luc (3, 21-22) parlent du baptême de Jésus, mais n’annoncent pas le « baptême dans l’Esprit comme Jean l’évangéliste.

            « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui je trouve ma joie » C’est la vision de Jésus Serviteur. On ne peut pas perdre de vue le double sens du mot « pais » du grec. Dans le contexte gréco-romain, les enfants, esclaves ou libres, étaient élevés ensemble, et servaient de « serviteurs » dans la maison. Le mot désigne donc, pour Jésus, « l’Enfant »et le « Serviteur ». La traduction nouvelle donne « en Qui je trouve ma joie », alors que la Bible de Jérusalem  avait traduit « qui a toute ma faveur ».

            Le baptême, devenu « rite d’initiation chrétienne » engage le chrétien à suivre le Christ, devenant ainsi une exigence de sainteté des fils de Dieu. Il crée une relation de « fils » par rapport au Père, selon la révélation de Jésus.

Répondre à () :


Captcha

Newsletter