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Commentaire de l'Evangile du chanoine Daleau
Méditation du 11 septembre 2020
Méditation du 11 septembre 2020
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Méditation du 11 septembre 2020

2020 09 11 PAILLE ET POUTRE (23TO5) (Luc 6, 39-42)

            Deux courtes paraboles adressées aux disciples, alors que, selon Matthieu (15, 14), Jésus adresse ces paroles aux pharisiens. Elles sont valables pour tous, car chaque disciple, « une fois bien formé, sera comme son maître ». Le mot « aveugle », il est vrai, est souvent employé à l’égard des pharisiens. Quant à l’idée, elle est si évidente qu’elle ne demande pas d’explication autre que celle d’un conseil de prudence. On peut transposer sur le plan spirituel où le désastre éventuel invite à la réflexion et à l’humilité. Il ne sera jamais facile de guider les autres ; il faudrait se savoir impeccable soi-même.

            Il est toujours plus facile de voir les défauts des autres que leurs qualités. La « bonne sagesse » demande alors de réfléchir avant de parler ou de juger : si on se juge soi-même répréhensible, alors on comprendra qu’il faut se débarrasser de ses défauts avant de prétendre corriger les autres.

            Saint Jean Chrysostome demandait  que ce soit la charité qui préside au choix de juger les autres et soi-même.

            « Comment, lui dit-il, pouvez-vous être un censeur si rigoureux quand il s’agit des moindres fautes de vos frères, et au contraire, quand il s’agit des vôtres être négligent, et distrait, au point de passer sans rien voir, sur les plus grosses? « Otez premièrement la poutre qui est dans votre œil : et après cela vous verrez comment vous pourrez tirer la paille de l’œil  de votre frère. »

            Jésus-Christ ne défend donc pas absolument de juger; mais il nous commande de commencer par ôter la poutre de notre œil, et de corriger ensuite nos frères. Car il est certain que chacun connaît toujours mieux son état que celui des autres, qu’il aperçoit plus aisément les grandes choses que les petites, et qu’il s’aime toujours plus qu’il n’aime son frère. Si c’est donc la charité qui vous porte à reprendre les autres, usez-en premièrement envers vous-même en condamnant votre péché qui est plus grand et plus visible. Que si vous négligez votre propre salut, il est certain que vous ne traitez pas ainsi votre frère parce que vous l’aimez, mais parce que vous le haïssez, et que vous voulez le déshonorer. S’il est nécessaire que votre frère soit jugé, ce n’est pas vous qui le devez faire, mais quelque autre qui soit exempt du mal qu’il reprend. »

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