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Commentaire de l'Evangile du chanoine Daleau
Méditation du 10 octobre 2020
Méditation du 10 octobre 2020
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Méditation du 10 octobre 2020

2020 10 10 PAROLE DE DIEU (27TO6) (Luc 11, 27-28)

            Admiration d’une mère pour celle qui a enfanté Jésus ! Luc ne nous dit pas que Jésus en a été heureux pour sa Mère, mais on peut le penser. Toutefois, Jésus ne peut oublier, comme Il l’a dit le jour où elle venait Le voir, que la parenté spirituelle importe plus. (Luc 8, 19-21). Devenir proche parent de Jésus consistera donc à écouter sa Parole et à la mettre en pratique. Chaque lecteur de l’Evangile sait bien que personne au monde ne l’a fait mieux qu’elle.

            Certes, l’Incarnation du Fils de Dieu a donné à toutes les mères humaines une bénédiction et une gloire spéciales. Mais Jésus, tout en se disant « Fils de l’homme », ne pouvait oublier qu’Il est « fils de Marie » ni qu’Il venait du Ciel. L’origine de l’expression se trouve en Daniel 7, 13 : «  Je regardais, au cours des visions de la nuit, et je voyais venir, avec les nuées du ciel, comme un Fils d’homme ; il parvint jusqu’au Vieillard, et on le fit avancer devant lui. Et il lui fut donné domination, gloire et royauté ; tous les peuples, toutes les nations et les gens de toutes langues le servirent. Sa domination est une domination éternelle, qui ne passera pas, et sa royauté, une royauté qui ne sera pas détruite. »

            Saint Augustin commentait ce texte en soulignant que Jésus voulait faire de nous les héritiers du Père

« Comme le Seigneur passait, suivi par les foules et accomplissant des miracles divins, une femme se mit à dire : « Heureux, bienheureux, le sein qui t'a porté ! » Et qu'est-ce que le Seigneur a répliqué, pour éviter qu'on ne place le bonheur dans la chair ? « Heureux plutôt ceux qui entendent la parole de Dieu et la gardent ! » Donc, Marie est bienheureuse aussi parce qu'elle a entendu la parole de Dieu et l'a gardée : son âme a gardé la vérité plus que son sein n'a gardé la chair. La Vérité, c'est le Christ ; la chair, c'est le Christ. La vérité, c'est le Christ dans l'âme de Marie ; la chair, c'est le Christ dans le sein de Marie. Ce qui est dans l'âme est davantage que ce qui est dans le sein. Sainte Marie, heureuse Marie !...

           Mais vous, mes très chers, regardez vous-mêmes : vous êtes les membres du Christ, et vous êtes le corps du Christ (1Co 12, 27) (...) Car il n'y a qu'un seul héritage. C'est pourquoi le Christ, alors qu'il était le Fils unique, n'a pas voulu être seul ; dans sa miséricorde, il a voulu que nous soyons héritiers du Père, que nous soyons héritiers avec lui (Rm 8,17). »

 

 

 

 

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