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Commentaire de l'Evangile du chanoine Daleau
Méditation du 10 décembre 2021
Méditation du 10 décembre 2021
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Méditation du 10 décembre 2021

2021 12 10 SAGESSE DE DIEU (2Avent 5) (Matthieu 11, 16- 19)

 

            La « Sagesse de Dieu » est son Fils. Y pensons-nous quand nous chantons le refrain : « Donne-moi la Sagesse assise auprès de Toi ? » Jésus est assis à la droite du Père : et donc, « donne-moi ton Fils », la Sagesse personnifiée, parce qu’Il est en tout saint comme le Père.

            La génération de Jésus est « versatile » : si on lui chante des chants joyeux, les hommes ne se réjouissent pas ; à l’inverse, s’ils entendent des chants lugubres, ils ne se lamentent pas. Et Jésus de décrypter Lui-même son propos. Jean-Baptiste ne les a pas convertis, alors qu’il donnait l’exemple de l’austérité ; Jésus vient, qui mange avec les pécheurs, et on le traite de « glouton et d’ivrogne ».

            Jésus se réjouit parce qu’avec Lui le règne de Dieu commence sur terre. On ne peut pas trouver de faille dans le plan de Dieu : tout y est « sagesse ».

            Le Saint cardinal John Henry Newman (1801-1890) a commenté ce passage, en montrant la proximité de Jésus.

         « Saint Jean Baptiste vivait séparé du monde, il était « nazir »* (Lc 1,15; Nb 6,1), voué à Dieu. Il a quitté le monde et s'y est confronté (...), l'appelant au repentir. Tous les habitants de Jérusalem venaient à lui au désert (Mc 3,5), et il les affrontait face à face. Mais en enseignant, il parlait de quelqu'un qui devait venir vers eux et leur parler d'une manière très différente. Quelqu'un qui ne se séparerait pas d'eux, ne se présenterait pas comme un être supérieur, mais comme leur frère, fait de la même chair et des mêmes os, un parmi beaucoup de frères, un parmi la multitude. Et effectivement il était déjà parmi eux : « Au milieu de vous se tient celui que vous ne connaissez pas » (Jn 1,26). (...)

            Enfin Jésus commence à se montrer et à « manifester sa gloire » (Jn 2,11) par des miracles. Mais où ? À un repas de noces. Et comment ? En multipliant le vin. (...) Comparez tout cela à ce qu'il dit de lui-même : «  Jean est venu, ne mangeant pas ni ne buvant. Le Fils de l'homme est venu ; il mange et il boit, et l'on dit : ‘C'est un ivrogne’ ». On a pu haïr Jean, mais on le respectait ; Jésus, lui, était méprisé. (...) »

*Le « nazir » est celui qui a fait un vœu, (30 jours habituellement) : pendant ce temps, il n’était pas permis de se couper les cheveux. L’engagement et la fin du vœu s’accompagnait de rites religieux.

             

 

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