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Homélies paroissiales
Homélies pour Sabine et Thierry par l'abbé Alexandre-Marie Robineau
Homélies pour Sabine et Thierry par l'abbé Alexandre-Marie Robineau
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Homélies pour Sabine et Thierry par l'abbé Alexandre-Marie Robineau

Homélies des Sépultures de Sabine THIBAUD et Thierry HORCHOLLE

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Homélie

Messe de sépulture de Mme Sabine Thibaud

Mardi de Pâques 19 avril 2022 – Cathédrale de Luçon – 10h30 

Chers frères et sœurs bien-aimés de Jésus le ressuscité d’entre les morts,

Chers amis de la famille de Sabine,

Christ est ressuscité ! Il est vraiment ressuscité ! Nous sommes dans l’octave de Pâques ! Cette semaine où chaque jour c’est Pâques, et la joie et la fête de la résurrection !

Il y a 8 jours exactement, le soir du mardi saint, j’ai pu passer donner les derniers sacrements à Sabine, chez elle, encore bien consciente donc souriante et accueillante, comme à son habitude, pour commencer sa passion à elle, son passage, sa pâque, et partir le jeudi saint à 15h avant d’être enterré en ce jour du mardi de Pâques dans l’attente de la résurrection des morts. Elle qui est née le jour de Noël, le 25 décembre… Chers amis, il n’y a ni coïncidence ni hasard… Mais il y a ceux pour qui Dieu est présent et d’autant plus présent qu’ils ont été de fidèles serviteurs, et que pour cela il les console et donne des signes manifestes de son amour et de sa sollicitude…

On appelle ça un « kairos », c’est-à-dire le juste et bon moment, le moment exact et précis, où se passe qqch avec son poids d’éternité, et notamment cette rencontre entre Dieu Créateur et une de ses créatures aimées et libres. Une rencontre d’amour infini, une rencontre attendue et désirée par Sabine et qu’elle est actuellement en train de vivre et d’accomplir après son pèlerinage sur cette terre… En écho à la Parole de Dieu, j’aimerai vous partager 3 mots pour évoquer Sabine : merci, don et sourire. 

1/ Merci

Je ne sais pas pour vous mais c’est la première pensée que j’ai eu quand j’ai appris le départ de Sabine : merci Seigneur pour sa belle vie et sa belle mort ! Sabine a vraiment eu une mort chrétienne, chez elle, entourée, ayant reçu presque chacun des membres sa grande famille, avant de partir, munis des sacrements de l’Eglise, dans la paix et dans l’espérance.

Je crois vraiment que c’est une chance, une grâce donnée par Dieu que de pouvoir partir ainsi, de vivre sa Pâques, son grand passage de cette manière-là.

Oui, merci Seigneur pour la belle et longue vie de Sabine. Merci Seigneur, nous te rendons grâce pour son témoignage de vie et de foi, même dans la souffrance, et son témoignage jusque dans la mort.

Ce « merci à Dieu » nous allons le vivre dans la messe, dans l’eucharistie de ces funérailles.  C’est le sens de la messe : remercier Dieu pour tous ses dons, remercier Dieu pour la vie de Sabine, et ainsi en Dieu et par Dieu, être en communion les uns avec les autres, les vivants et les morts. En cette messe, l’occasion aussi de remercier Sabine pour son témoignage de vie et de foi, pour le don d’elle-même. 

2/ Le don

Comme le dit un proverbe indien : « tout ce qui n’est pas donné est perdu ». On peut dire que pour Sabine, pas grand-chose a dû être perdu…car il est certain qu’elle a beaucoup donné voire tout donné… La première lecture de St Paul aux romains reflète bien ce que Sabine a essayé de vivre comme chrétienne, comme femme, comme épouse, comme mère et grand-mère, comme catéchiste, comme engagée dans l’Eglise et dans le monde où elle a grandi pour les servir et s’y investir de tout son cœur. Je crois que c’est Sabine qui a préparé sa sépulture et a choisi ses textes, et on peut penser qu’elle a choisi cette parole comme une forme de testament pour dire avec St Paul et le Christ ce qu’elle désirait au plus profond d’elle-même à vous sa famille, à ses proches, à ceux qu’elle aimait, et en fait à nous tous ce matin : que votre amour soit hypocrisie, fuyez le mal, attachez vous au bien, soyez assidus à la prière, partagez, pratiquez l’hospitalité, soyez joyeux…  Ce que elle-même a essayé de mettre en pratique et de vivre comme disciple de Jésus, elle vous invite à le vivre aussi, chacun selon son charisme et sa vocation, mais vraiment le vivre, essayer de le vivre…

Et on peut dire que Sabine, avec aussi ses faiblesses et ses manques, a vraiment donné un bel exemple de vie chrétienne en acte, en vie concrète, incarnée. Elle avait au cœur cet oubli de soi, ce sens de l’effort, du travail, du temps donné sans compter, sans jamais se plaindre, en accueillant chacun sans juger. Les autres comptaient avant elle-même !

Ainsi, pour Sabine, l’Evangile, la Parole de Dieu n’était pas qu’une belle et jolie parole, un conte pour enfants, ou une intéressante fable ! Elle y croyait et a essayé de pratiquer concrètement l’Evangile en suivant Jésus, en essayant d’imiter le Christ comme chaque chrétien est invité à le faire : en donnant sa vie.

Sabine comme chacun d’entre nous sommes créés par Dieu, à son image, pour le don de nous-mêmes. Dieu qui est amour ne cesse pas de se donner. Et nous qui sommes créés à son image, nous sommes faits pour aimer et nous donner. Le don de soi est le sens de notre existence. Au final, tout repli sur soi, tout égoïsme est un suicide et une inhumanité.

Et comme Sabine a essayé de vivre sa foi, nous sommes invités à vivre ces béatitudes en allant nous aussi au-delà des apparences, au-delà du seul visible ou sensible ou compréhensible. Voir avec les yeux du cœur, les yeux de la foi pour voir vraiment la présence de Dieu qui vient consoler, rassasier, pardonner tous ceux qui désirent, comme Dieu, se donner par amour. Tous ceux qui aiment. Tous ceux qui espèrent. Tous ceux qui croient. Comme pour cette messe où sous les espèces et les apparences du pain et du vin seront présents réellement le Corps et le Sang de Jésus mort et ressuscité qui encore une fois, sur cet autel, va se donner à nous, va nous donner sa vie, en nous invitant à faire de même : donner notre vie et la donner avec amour et avec foi. Et le plus grand témoignage de la foi de Sabine était son sourire. 

3/ Son sourire

Je ne pourrai jamais oublier mardi dernier, dans sa chambre, pour les derniers sacrements, quand je me suis approché pour lui parler, elle a tout de suite fait un grand sourire en disant « comment ça va ? ». Situation cocasse et paroles étonnantes pour une mourante… inoubliable…

La philosophe Simone Weil disait que « la beauté est le sacrement du sourire de Dieu ». Et que c’est beau une femme de foi, après une longue vie donnée, après une longue vie remplie d’amour donné et reçu, une femme sage et âgée dont la peau et les rides ont été façonnées par ses millions de sourires offerts… Cette beauté humaine à l’image de Dieu est le signe de la présence divine dans le visage de chacun quand il sourit, quand il aime, quand il accueille…

Ce qui doit caractériser le plus un chrétien c’est sa joie ! La joie inébranlable de se savoir aimé, pardonné et sauvé par Dieu tel qu’on est ! La joie des béatitudes de savoir Dieu toujours présent, toujours là, quelque soit les épreuves, les souffrances, les peines ou les découragements. Et on peut dire que Sabine a été une fidèle servante du Seigneur, un témoin authentique de la joie chrétienne et du sourire de Dieu. Comme disait Ste Mère Teresa de Calcutta : « on ne sera jamais tout le bien qu’un simple sourire peut faire ». Donc Sabine a dû faire beaucoup de bien… Maintenant, que le sourire de Sabine devant la face de Dieu doit être beau et grand pour adorer son Seigneur et son Dieu ! 

Confions Sabine à la prière douce et maternelle de la Vierge Marie. Confions à Marie le repos de l’âme de Sabine sur son chemin vers la demeure du Père. Que Marie intercède pour nous afin que nos prières soient exaucées. En octobre dernier, à Rome, avec Catherine, Hubert, Alexandre, Clément et Raphaël, nous avons été prier pour Sabine à la magnifique église Ste Sabine sur l’Aventin. Sa fin de vie et son départ vers le Père peuvent nous laisser penser que nos prières, que vos prières ont vraiment été exaucées…

Et nous pouvons vraiment croire que ce jour n’est pas un enterrement mais bien un « enciellement » ! Sabine va à présent retrouver son mari Pierre et ses proches et amis déjà partis… C’est notre espérance chrétienne. C’est notre foi. Et nous pourrons, nous aussi, nous confier à la prière de Sabine afin qu’elle assiste et accompagne toute sa grande famille (pour ne pas dire sa tribu !), sa famille tant chérie afin qu’elle garde au cœur ses valeurs de foi, de famille, d’unité et de communion qu’elle a essayé de transmettre aux mieux, et avec, comme pour elle, toujours le Christ au centre ! Sabine, reposes en paix âme chrétienne !

Et que la Vierge Marie nous aide tous à garder la foi et l’espérance en Jésus Christ mort et ressuscité venu nous sauver par amour pour nous et nous ouvrir les portes du Ciel !

JVSM. Amen

Abbé Alexandre-Marie ROBINEAU +


Homélie

Messe de sépulture de M. Thierry Horcholle

Mardi de Pâques 19 avril 2022 – Cathédrale de Luçon – 15h 

Chers frères et sœurs bien-aimés de Jésus le ressuscité d’entre les morts !

Bien chère Bandine, Chers Myrtille, Germain, Basile et Faustine, son papa, toute sa famille, chers amis, 

Quel choc violent d’être là, rassemblés, en cette cathédrale, cet après-midi pour cette messe de funérailles de notre frère et ami Thierry ! Certes, et c’est sûr, c’est bien un « enciellement » plutôt qu’un enterrement ! C’est notre foi et notre espérance chrétienne ! Surtout en cette octave de la résurrection !

Mais on ne peut pas accueillir en vérité la bonne nouvelle de la résurrection, l’incroyable nouvelle de la victoire du Christ, si d’abord on n’a pas pris le temps d’écouter, d’entendre et de voir les cris et les larmes du choc de la mort et de la séparation, de la violence, de la brutalité, de la déflagration de la puissance terrifiante de la mort qui surgit et détruit… Sachons d’abord entendre ce cri pour accueillir en vérité la consolation de Dieu et sa puissance de vie et de résurrection qui a détruit la mort… Ce choc l’a été pour nous tous, il l’a été pour moi et il l’est encore… Et comme je le confiais à certains, c’est pour moi la première fois que comme prêtre et curé j’ai le sentiment d’avoir vraiment perdu un fils qui était plus qu’un ami ou qu’un collaborateur. C’est un frère en Christ, membre de la famille de Dieu, membre du Corps du Christ, frère dans notre famille paroissiale !

Mais je sais que Thierry aurait préféré qu’on parle plus de Jésus que de lui ! Alors, chers amis, à sa demande, laissez-moi vous parler de Jésus pour mieux vous parler de Thierry. 

1/ « Personne ne va vers le Père sans passer par moi » nous dit Jésus.

Il nous faudra un jour tous passer, vivre ce passage, cette pâque, cette mort et cette résurrection. Et pour vivre ce passage, autant ne pas se tromper et prendre le bon chemin qui mène au Père, ce chemin qu’est Jésus Christ lui-même.

Comme St Thomas lui-même on peut avoir des doutes, des questions, des peurs, des remises en cause. Thomas a eu besoin de voir pour croire mais heureux ceux qui croient sans avoir vu, lui dira Jésus… Il nous faut donc croire et croire en la mort et la résurrection de Jésus Christ ! Et donc croire sans voir ou plutôt voir avec les yeux du cœur, les yeux de la foi et voir que Jésus Christ est le Chemin, la Vérité et la Vie !

Thierry avait la foi et quelle foi ! Chers amis, on ne sait jamais quand sera le moment de notre départ et de notre mort, le temps de ce passage… Cela peut nous surprendre à tout moment… Il faut donc nous tenir prêts et veiller, rester éveillés pour la venue du Maître et de l’Epoux, et ce jour qui peut nous surprendre comme un voleur… Et je pense que Thierry était prêt. Aussi incroyable que cela puisse paraître, je pense pouvoir dire par de nombreux petits signes que Thierry était prêt… Deux semaines avant sa mort, fin mars, pendant la messe, quelque chose l’a poussé à venir se confesser au dernier moment, et quelle confession pleine de vérité, de douceur et de bonté… C’était le dimanche de l’évangile du Fils prodigue et nous nous sommes embrassés avant qu’il n’aille communier… Thierry avait la foi et il ne passait que par Jésus, le cœur de sa foi et de notre foi, pour mieux se préparer et être toujours prêt à vivre le passage, à aller vers le Père…

Avec Blandine, ils ont suivi comme d’autres sur la paroisse le parcours du carême sur le miracle de la gratitude pour mieux ouvrir son cœur et grandir dans la foi en faisant l’expérience que « tout est grâce » et de se dire, comme le dit St Paul : « Nous le savons, quand les hommes aiment Dieu, lui-même fait tout contribuer à leur bien, puisqu'ils sont appelés selon le dessein de son amour » (Rm 8, 28). Thierry avait rencontré cet amour fou de Dieu pour lui. Il avait fait cette expérience d’une rencontre personnelle avec Jésus Christ et cela irriguait toute sa vie et sa prière. Le Christ était sa force, sa raison d’être, sa source de vie.

Et il est parti. C’est très probablement qu’il devait être prêt. Cela reste un mystère et une réalité encore en partie voilée pour nous… Et si nous savons que Dieu ne veut pas le mal, nous croyons qu’il peut s’en servir comme se servir de tout pour faire advenir un bien plus grand… C’est notre foi comme c’était la foi de Thierry… Dieu peut tout faire passer dans son amour si nous croyons en lui et si nous le suivons en mettant nos pas dans ses pas… Jésus est le Chemin pour aller vers le Père ! 

2/ La place de choix source de joie

« Je pars vous préparer une place » nous dit Jésus. Il l’a dit à Thierry comme il le dit à chacun de nous ! Une place est prévue pour nous auprès du Christ ! Quand nous connaissons l’attention délicate et l’amour du Christ pour soi, pour nous, cela ne peut qu’être source d’une joie profonde, une joie indestructible ! Un vrai et authentique chrétien est un chrétien joyeux, d’une joie contagieuse et largement partagée pour que le plus grand nombre connaisse cet amour de Dieu, source de joie !

Et Thierry voulait notamment partager cette joie en servant les plus petits et les plus fragiles qui sont vraiment le visage même de Dieu ! Ceux qui sont les chouchous du Seigneur et que Thierry voulait servir et aimer. « ce qu’il y a de faible dans le monde, voilà ce que Dieu a choisi, pour couvrir de confusion ce qui est fort ; ce qui est d’origine modeste, méprisé dans le monde, ce qui n’est pas, voilà ce que Dieu a choisi, pour réduire à rien ce qui est » (1 Co 1, 27-28). Dieu a choisi les petits, les fragiles et les faibles pour témoigner de son amour puissant. Dieu leur fait une place de choix. Et Thierry leur donnait une place de choix pour leur partager sa joie. Tout comme Dieu avait choisi Thierry pour lui donner sa joie ! Et pour autant, Thierry, ce n’était pas un petit gabarit ! Plutôt un première ligne pour les poussées en mêlée ! Mais comme enfant de Dieu, blessé aussi par le péché, donc également fragile et faible, ayant besoin de la miséricorde de Dieu et de son amour pour être aidé et mieux se donner… C’est bien ainsi, quelques soient nos forces ou nos talents, en se reconnaissant d’abord humblement petit, pauvre et fragile, qu’on peut faire l’expérience de l’amour de Dieu, l’expérience d’être choisi par Dieu, l’expérience de connaître la place que le Seigneur nous réserve, une place de choix pour chacun, que nous pouvons alors goûter cette joie infinie ! Et la place que Dieu veut pour chacun c’est celle où nous sommes maintenant ! C’est notre place dans ce présent où Dieu se donne à nous, où Dieu nous aime aujourd’hui, quand on aime et quand on prie ! Dans ce présent de Dieu, dans ce cœur à cœur avec le Seigneur, nous faisons l’expérience que Jésus est la Vérité ! 

3/ « Afin que là où je suis, vous soyez, vous aussi » nous dit enfin Jésus !

Jésus nous invite à être avec lui ! être avec le Christ, être par et dans le Christ en communion avec Dieu c’est la sainteté, c’est la vie divine ! Et Jésus nous le dit aussi : « Je suis la résurrection et la vie ! » Jésus lui-même, vrai homme et vrai Dieu, est la résurrection ! Il est la VIE !

Et avant de monter au Ciel, Jésus nous a dit : « Je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin des temps ». Dans l’amour de Dieu, dans cette communion au Père par le Christ, Thierry sera présent à nos côtés, à vos côtés chaque jour ! Notamment quand vous vivrez un sacrement et notamment la communion eucharistique ! Notamment quand vous prierez ! En se mettant en présence de Dieu, en entrant en communion avec Dieu et en Dieu, par le cœur et dans l’Esprit Saint, nous entrons en communion avec les vivants et les morts, tous membres du Corps du Christ. Il n’y a alors plus ni frontière, ni séparation, ni distance ! Quand Dieu est là, tous sont là et tout est là !

Le Christ est à nos côtés. Il est là. Il ne cesse pas de se donner à ceux qui lui ouvrent leur cœur. Dieu continue de donner sa vie ! « Celui qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi et moi en lui » nous dit Jésus. Il est le Pain de la Vie ! Dans les sacrements, dans la communion et l’adoration eucharistique, Jésus est là. Dieu est présent. Il est le pain partagé et donné pour que les hommes aient la vie et la vie en abondance ! Il est la lumière de la Vie ! Il est la source de la Vie ! Jésus est aujourd’hui, encore plus qu’avant, la Vie de Thierry ! Ce Pain de Vie qu’est Jésus n’est là avec nous, dans notre cœur, que pour être donné et partagé ! Et là, chers amis, prenons exemple sur ce feu qui animait Thierry et le poussait à témoigner, à annoncer, à proclamer que Jésus est vivant ! Avec enthousiasme, avec empathie, avec joie pour que la vie grandisse sans cesse ! Pour que l’amour soit aimé ! Pour que chaque homme devienne un frère et un co-pain, un frère qui partage le pain de Vie qu’est Jésus ! Oui, Jésus est la Vie ! 

Chers amis, Jésus est le Chemin, la Vérité et la Vie !

Il fallait que Jésus meure, comme le grain de blé tombé en terre, pour que la vie renaisse, pour que la résurrection explose et déploie la puissance de vie de l’amour de Dieu ! Il fallait passer par la croix pour que la résurrection soit ! Après cette messe, nous irons déposer Thierry dans son tombeau dans l’espérance de la résurrection des morts à la fin des temps. Son âme étant déjà en chemin vers la demeure du Père.

Thierry est parti. Nous ne le ferons pas revenir. Regardons devant. Espérons. Croyons. Aimons. Et voyons comment son départ qui nous bouleverse, peut être l’occasion, comme Thierry l’aurait aimé, voulu et désiré, d’approfondir notre foi, de nous attacher encore plus au Christ pour porter du fruit et du fruit en abondance.

En cet octave de la résurrection et en cette neuvaine de la miséricorde divine, demeurons dans le cœur du Christ crucifié et ressuscité pour vivre de son amour et de son pardon infinis.

Et demandons à la Vierge Marie, notre mère du Ciel, de nous aider à demeurer fermes et fidèles dans la foi et l’espérance en Jésus Christ, mort et ressuscité, lui qui est le Chemin, la Vérité et la Vie.

JVSM. Amen 

Abbé Alexandre-Marie ROBINEAU +

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