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Homélies paroissiales
Homélie du dimanche 21 mars 2021 par l'abbé Alexandre-Marie Robineau
Homélie du dimanche 21 mars 2021 par l'abbé Alexandre-Marie Robineau
© Les boutiques de Théophile

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Homélie du dimanche 21 mars 2021 par l'abbé Alexandre-Marie Robineau

Homélie

 

Chers frères et sœurs bien-aimés de Jésus Christ,

A partir des textes de ce dimanche, j’aimerai aussi revenir avec vous sur la fête de St Joseph de vendredi dernier qui marque l’ouverture de l’année pour la famille et en cette année dédiée également à St Joseph, patron de l’Eglise catholique et de la famille. Et aujourd’hui, 21 mars, c’est également la journée de la trisomie 21 (car le 21/3 !).

Et ce avec 3 petits mots clefs : obéit, oubli, béni ! Facile à retenir pour mieux les garder dans son cœur toute cette semaine…

 

1/ Obéit

Nous l’avons entendu : Jésus a obéi par ses souffrances, par le don de lui-même sur la croix, il a obéi au Père ! Tout comme Joseph a obéi à l’ange, c’est-à-dire à Dieu, en accueillant Marie pour que la volonté de Dieu soit faite, et non pas la sienne !

Obéit/obéir est un mot tout simple qui veut dire au final « écouter ». Obéir c’est écouter ! C’est donc accueillir la parole de Dieu et par là c’est accueillir la volonté de Dieu. La juste autorité vient de l’obéissance à sa conscience quand on prend le temps d’éduquer et d’éclairer sa conscience pour la tourner vers la vérité donc vers Dieu, et en essayant ainsi de faire au mieux la volonté du Seigneur, en obéissant à sa conscience, cette loi intérieure, présente en chaque homme, comme l’expression de la loi naturelle… « Il faut obéir à Dieu plutôt qu’aux hommes » dit St Paul ; et obéir à Dieu c’est aussi obéir à l’Eglise, le Corps du Christ !!

L’obéissance n’est pas la dictature ou le totalitarisme ! Bien au contraire ! L’obéissance c’est entrer dans une écoute et donc un dialogue, en conscience, en vue d’agir pour le bien… L’obéissance nécessite donc la confiance pour déjà entendre et écouter, et pour ensuite agir en fonction de la volonté donnée…

Comme le dit aussi St Paul : « la foi naît de la parole que l’on entend » ! Ainsi l’écoute attentive et obéissante, donc dans la confiance, et qui nourrit la foi, permet une vraie fécondité ! Par-là, Joseph et Marie qui ont écouté Dieu par l’ange et ont obéi en confiance, ont pu être les instruments de Dieu pour donner au monde Jésus, le Sauveur ! Pour nous le donner !

Et si la mère donne naissance biologiquement, le père doit aussi donner naissance à l’enfant en le faisant naître au monde « social », en permettant que l’enfant se confronte aux autres, à la réalité, à l’existence pour mieux trouver sa place et sa juste fécondité… Cette juste et nécessaire paternité, à l’exemple de Joseph, ne peut vraiment se vivre que dans une juste et nécessaire filiation par rapport à Dieu Créateur et Sauveur ! C’est Dieu le Père qui est source de toute paternité et c’est en lui obéissant en confiance et par amour, comme Joseph, qu’on trouve vraiment sa place et sa juste paternité, sa juste fécondité dans le monde… Obéit…

 

2/ Oubli

« Si le grain de blé tombé en terre meurt, il porte beaucoup de fruit ». Nous sommes invités par le Christ à le suivre, à servir, à donner notre vie, à nous oublier… à l’oubli de soi-même !

On pourrait dire que « oubli » rime ici avec « glorifie » ! L’Heure où Jésus est glorifié en St Jean, c’est l’Heure où il s’oublie totalement, où il se donne absolument, où il meurt par amour et ainsi où il révèle qui est vraiment Dieu, l’identité de Dieu : un amoureux fou de l’homme, sa créature, pour qui il donne sa vie sur la croix en vue de le conduire vers la vie éternelle ! S’oublier soi-même par amour !! Notre monde crève d’être autocentré et de rechercher sans cesse le plaisir égoïste ! On veut accumuler les sensations, les plaisirs, les expériences et on ne construit rien parce que on n’aime pas, parce qu’il n’y a pas d’amour, pas de don, pas d’oubli de soi, et on va dans le mur…

Je connais des personnes qui viennent d’avorter leur 3ème enfant parce qu’il était diagnostiqué trisomique ! Un couple avec 2 enfants, sans histoire, bonne famille, bonne situation, boulot, maison, loisirs, bien éduqué avec de bonnes valeurs, et patatra : on tue ! On a peur d’être dérangé dans ses habitudes, dans son confort, par le regard des autres dans un monde hyper efficace et polissé où tout doit être parfait… La peur l’emporte et avec elle la mort… Alors qu’il y a 1000 exemples d’accueil d’un enfant handicapé qui a été le déclencheur et le révélateur d’une grande source d’amour et de vie, si on sait s’oublier soi-même, si on sait se donner pour mieux aimer… L’amour seul sauve ! Si on n’aime pas et que par peur on tue, la mort régnera bientôt partout, dans toutes les âmes, dans tous les cœurs, et les conséquences seront désastreuses et catastrophiques… Si on aime et qu’on se donne en s’oubliant soi-même comme le Christ et avec le Christ, Dieu nous donnera la capacité au-delà de ce qu’on peut imaginer ou demander, pour aimer en vérité… Il faut faire confiance à Dieu ! Il faut aimer Dieu ! Il faut s’oublier pour mettre le Christ à la première place : pas d’autre choix que celui-là pour que l’amour soit plus fort et que l’amour soit vainqueur ! Et Joseph a mis de côté ses plans et projets pour faire la volonté de Dieu et s’oublier soi-même, en confiance… L’annonce faite à Joseph comme celle de la venue d’un enfant handicapé à un couple bouleverse terriblement et déstabilise… C’est là, comme Joseph, qu’il faut se raccrocher à l’amour de Dieu et lui faire confiance… La route de l’amour peut alors s’ouvrir et non pas la porte de la mort se fermer… Oubli !

 

3/ Béni

Jésus est glorifié en mourant sur la croix et c’est par cette glorification pascale que nous recevons toutes les grâces et toutes les bénédictions qui coulent du cœur transpercé de Jésus ! En Jésus et par Jésus, nos noms sont inscrits dans le cœur de Dieu notre Père ! Il ne cesse pas de nous donner ses bénédictions comme pour Marie bénie entre toutes les femmes, comme pour Joseph, le père béni de Jésus ! « Bénédiction » veut signifier : « dire du bien ; vouloir du bien ». Chers amis, Dieu ne cesse pas de vouloir notre bien et de dire du bien sur nous et pour nous. Savons-nous accueillir ce bien, ces bénédictions de Dieu chaque jour, dans nos vies ?

Et comment Joseph a accueilli la bénédiction de Dieu ? En accueillant d’abord Marie son épouse : « Ne crains pas de prendre chez toi Marie ton épouse » lui a dit l’ange ! Et que dit Jésus dans ses dernières paroles sur la croix comme un testament au disciple bien-aimé : « Voici ta mère » ; et à partir de ce moment-là le disciple la prit chez lui ! Nous sommes comme Joseph et ce disciple qui devons prendre chez nous Marie pour mère et pour épouse afin de vivre des grâces du Christ ! Marie est ce cou entre la Tête le Christ et le Corps l’Eglise par laquelle passent toutes les grâces ! C’est par Marie et donc par l’Eglise que le Christ prend forme en nous, qu’il vit en nous par sa Parole et ses sacrements ! Et la famille qui est une « ecclesiola », une petite église, doit être ce lieu où Dieu donne la vie et fait grandir à la vie spirituelle…

Cette année de la St Joseph pour creuser une juste virilité et une saine paternité, ainsi que cette année de la famille et de la joie de l’amour en famille, sont vraiment providentielles en ces temps troublés et incertains… Si la famille demeure le lieu des plus grandes joies mais aussi des peines les plus douloureuses, c’est qu’elle demeure essentielle ; et sa fragilité doit nous en montrer la beauté et la nécessité de la protéger comme un trésor précieux ! « Mon précieux ! » comme dirait Gollum, c’est bien d’abord la famille, sa famille ! Messieurs, veillez sur elle ! On a besoin de vrais et bons pères et époux ! Plus que jamais ! C’est vital !

 

Avec Marie, confions-nous à St Joseph et à sa prière, pour que nous vivions cela en vérité : l’obéissance, l’oubli de soi, l’accueil des bénédictions du Seigneur (obéi, oubli, béni) :

“Je vous salue, Joseph, Vous que la grâce divine a comblé.

Le sauveur a reposé dans vos bras et grandi sous vos yeux.

Vous êtes béni entre tous les hommes, et Jésus, l’enfant divin de votre virginale épouse, est béni.

Saint Joseph, donné pour père au Fils de Dieu, priez pour nous, dans nos soucis de famille, de santé et de travail, jusqu’à nos derniers jours, et daignez nous secourir à l’heure de notre mort.

Amen. »

 

Vénérable Jérôme Lejeune, priez pour nous !

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Abbé Alexandre-Marie ROBINEAU +

 

LECTURES DE LA MESSE

 

PREMIÈRE LECTURE

Lecture du livre du prophète Jérémie

Voici venir des jours – oracle du Seigneur –,
où je conclurai avec la maison d’Israël et avec la maison de Juda
une alliance nouvelle.
Ce ne sera pas comme l’alliance
que j’ai conclue avec leurs pères,
le jour où je les ai pris par la main
pour les faire sortir du pays d’Égypte :
mon alliance, c’est eux qui l’ont rompue,
alors que moi, j’étais leur maître
– oracle du Seigneur.

Mais voici quelle sera l’alliance
que je conclurai avec la maison d’Israël
quand ces jours-là seront passés
– oracle du Seigneur.
Je mettrai ma Loi au plus profond d’eux-mêmes ;
je l’inscrirai sur leur cœur.
Je serai leur Dieu,
et ils seront mon peuple.
Ils n’auront plus à instruire chacun son compagnon,
ni chacun son frère en disant :
« Apprends à connaître le Seigneur ! »
Car tous me connaîtront,
des plus petits jusqu’aux plus grands
– oracle du Seigneur.
Je pardonnerai leurs fautes,
je ne me rappellerai plus leurs péchés.

– Parole du Seigneur.

 

PSAUME

R/ Crée en moi un cœur pur, ô mon Dieu. (50, 12a)

Pitié pour moi, mon Dieu, dans ton amour,
selon ta grande miséricorde, efface mon péché.
Lave-moi tout entier de ma faute,
purifie-moi de mon offense.

Crée en moi un cœur pur, ô mon Dieu,
renouvelle et raffermis au fond de moi mon esprit.
Ne me chasse pas loin de ta face,
ne me reprends pas ton esprit saint.

Rends-moi la joie d’être sauvé ;
que l’esprit généreux me soutienne.
Aux pécheurs, j’enseignerai tes chemins ;
vers toi, reviendront les égarés.

 

DEUXIÈME LECTURE

Lecture de la lettre aux Hébreux

Le Christ,
pendant les jours de sa vie dans la chair,
offrit, avec un grand cri et dans les larmes,
des prières et des supplications
à Dieu qui pouvait le sauver de la mort,
et il fut exaucé
en raison de son grand respect.
Bien qu’il soit le Fils,
il apprit par ses souffrances l’obéissance
et, conduit à sa perfection,
il est devenu pour tous ceux qui lui obéissent
la cause du salut éternel.

– Parole du Seigneur.

 

ÉVANGILE

Gloire à toi, Seigneur,
gloire à toi.
Si quelqu’un veut me servir, qu’il me suive,
dit le Seigneur ;
et là où moi je suis, là aussi sera mon serviteur.
Gloire à toi, Seigneur,
gloire à toi. (Jn 12, 26)

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

En ce temps-là,
il y avait quelques Grecs parmi ceux qui étaient montés à Jérusalem
pour adorer Dieu pendant la fête de la Pâque.
Ils abordèrent Philippe,
qui était de Bethsaïde en Galilée,
et lui firent cette demande :
« Nous voudrions voir Jésus. »
Philippe va le dire à André,
et tous deux vont le dire à Jésus.
Alors Jésus leur déclare :
« L’heure est venue où le Fils de l’homme
doit être glorifié.
Amen, amen, je vous le dis :
si le grain de blé tombé en terre ne meurt pas,
il reste seul ;
mais s’il meurt,
il porte beaucoup de fruit.
Qui aime sa vie
la perd ;
qui s’en détache en ce monde
la gardera pour la vie éternelle.
Si quelqu’un veut me servir,
qu’il me suive ;
et là où moi je suis,
là aussi sera mon serviteur.
Si quelqu’un me sert,
mon Père l’honorera.

Maintenant mon âme est bouleversée.
Que vais-je dire ?
“Père, sauve-moi
de cette heure” ?
– Mais non ! C’est pour cela
que je suis parvenu à cette heure-ci !
Père, glorifie ton nom ! »
Alors, du ciel vint une voix qui disait :
« Je l’ai glorifié et je le glorifierai encore. »
En l’entendant, la foule qui se tenait là
disait que c’était un coup de tonnerre.
D’autres disaient :
« C’est un ange qui lui a parlé. »
Mais Jésus leur répondit :
« Ce n’est pas pour moi qu’il y a eu cette voix,
mais pour vous.
Maintenant a lieu le jugement de ce monde ;
maintenant le prince de ce monde
va être jeté dehors ;
et moi, quand j’aurai été élevé de terre,
j’attirerai à moi tous les hommes. »
Il signifiait par là de quel genre de mort il allait mourir.

– Acclamons la Parole de Dieu.

Bienheureuse Clémence

religieuse bénédictine (✝ 1176)

Devenue veuve du comte de Spanheim, elle se fit religieuse à l'abbaye bénédictine de Trèves en Rhénanie, où elle mourut.
La Bienheureuse Clémence d'Ohenberg épousa le Comte de Spanheim (Allemagne). Devenue veuve, elle distribua tous ses biens aux pauvres et se retira comme simple moniale à l'abbaye d'Horrès à Trèves où elle mourut en 1176.
 

 

 

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