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Homélies paroissiales
Homélie du 9 janvier 2022 par l'Abbé Jean-Yves Poulailleau
Homélie du 9 janvier 2022 par l'Abbé Jean-Yves Poulailleau
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Homélie du 9 janvier 2022 par l'Abbé Jean-Yves Poulailleau

HOMÉLIE

Il y a 3 semaines, nous avons célébré la Nativité de Jésus : Dieu fait homme. Aujourd’hui, nous faisons un bond d’une trentaine d’années dans sa vie cachée. Dernier acte de la manifestation de Dieu dans l’enfant-Jésus de Nazareth. Après qu’il eut été manifesté aux bergers alertés par les anges, puis aux Mages venus de loin pour voir de près et se prosterner devant cet enfant à qui ils ont offert leur présent : l’or, l’encens et la myrrhe, voici qu’il nous est manifesté au jour de son baptême.

Après avoir porté notre regard sur l’enfant qui nous a été donné, après nous être prosterné devant lui comme les mages, voici qu’aujourd’hui, nous contemplons Jésus qui, à trente ans, se fait baptiser dans les eaux du Jourdain. 

Jésus avait-il besoin de se faire baptiser et de recevoir le baptême donné par Jean et ses disciples dans les eaux du Jourdain ?... Quel sens donner au baptême de Jésus pour nous aujourd’hui ?...

Jésus n’avait pas besoin de recevoir ce baptême puisque qu’il s’agit d’un rituel de pénitence, exprimant avec le symbole de l’eau, la purification du cœur pour les juifs qui se reconnaissaient pécheurs. Jean et ses disciples prêchaient la conversion des cœurs et baptisaient dans les eaux du Jourdain tout simplement pour préparer à la venue du Messie attendu. Comme un bon juif, élevé dans la culture et la religion juive, Jésus a voulu recevoir le baptême pour initier un autre baptême. D’ailleurs, Jean l’annonce lui-même lorsqu’il précise : "Moi, je vous baptise avec l’eau ; mais il vient Celui qui est plus puissant […] Lui vous baptisera dans l’Esprit Saint et le feu". 

Demandant à recevoir le baptême, Jésus se laisse traiter comme un pécheur, Lui qui est sans péché. Nous contemplons l’incroyable humilité de Dieu en son Fils Jésus qui a voulu se faire en tout l’un de nous en se mettant au rang des pécheurs.

Par son baptême, Jésus révèle le sens du baptême chrétien, celui que nous avons reçu. Après son baptême, alors qu’il est en prière, l’Esprit Saint avec l’apparence d’une colombe, descendit sur lui. Du ciel une voix se fit entendre : "Toi, tu es mon Fils bien-aimé ; en toi je trouve ma joie". Dans l’Evangile, St Jean reconnut que c’était le Christ qu’il désigne comme le prêtre invitant pour la communion : "Voici l’Agneau de Dieu …".

Ainsi, le baptême de Jésus est une nouvelle épiphanie, c’est-à-dire une manifestation de l’identité réelle de Jésus en qui désormais, nous reconnaissons le Christ-Sauveur, Dieu au milieu de nous. Par ce baptême qui inaugure son ministère, Jésus manifeste le but de sa mission. Il est le "serviteur-sauveur". Saint Maxime de Turin : "… Le Christ est baptisé non pas pour être sanctifié par l’eau, mais pour sanctifier lui-même l’eau [...] Lorsque le sauveur est lavé […] l’eau est d’avance purifiée tout entière en vue de notre baptême".

Jésus est en prière lorsque l’Esprit Saint descend sur lui et qu’une voix le désigne "Toi, tu es mon Fils …", comme pour nous montrer l’unité entre le Père et le Fils, soulignant ainsi la communion d’amour de Jésus qui dans la prière dialogue avec son Père sous l’action de l’Esprit-Saint.

C’est donc pour nous que Jésus a voulu recevoir le baptême, pour qu’au jour de notre baptême, ces paroles du Père adressées à Jésus au moment de son baptême, s’adresse à chacun de ses enfants pour qui Lui Jésus a donné sa vie.

Ces paroles sont la réponse du Père à la prière de Jésus ; la réponse du Père à l’offrande de Jésus qui sur la croix, a offert sa vie en sacrifice, afin qu’au matin de Pâques, nous recevions la Vie Nouvelle et Eternelle. Je vous invite à y être attentif tout à l’heure dans les Paroles de la consécration.

Le baptême exprime et accomplit ainsi le mystère de notre naissance à la Vie de Dieu.  Comme pour Jésus, le Ciel s’est ouvert pour nous afin que nous puissions parler à Dieu dans la prière et être en relation avec Dieu par les sacrements.

Baptisés dans l’eau et l’Esprit Saint, nous sommes devenus enfants de Dieu. Au jour de notre confirmation, nous avons reçu la force de l’Esprit Saint pour vivre notre baptême, et pour prier avec la prière que Jésus nous a donné pour dire à Dieu : "Notre Père …".

Aujourd’hui, puissions-nous réentendre chacun pour nous-mêmes, ces paroles prononcées sur Jésus : "Tu es mon enfant bien-aimé". Réalisant ce que nous sommes devenus au jour de notre baptême "… au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit", nourris par la communion Eucharistie, nous essayons de vivre en nous mettant à l’école de Jésus pour vivre et aimer comme Lui nous a aimés.

Laissons raisonner au plus profond de nous-mêmes cette voix qui nous dit : "Toi, tu es mon Fils bien-aimé ; en toi, je trouve ma joie". Puissions-nous en ce jour rendre grâce à Dieu pour ceux qui nous ont fait baptisés, nos parents pour la plupart d’entre nous. Prions pour eux, pour nos parraines et marraines et ceux qui nous ont éveillés à la foi et le remercier pour les merveilles qu’il nous donne de vivre depuis notre baptême.

Le Baptême de Jésus nous rappelle notre Baptême ainsi que l'engagement que nos parents, nos parrains et marraines ont contracté en notre nom quand ils nous ont présenté à l'Église pour nous rendre disciples-missionnaires du Christ et de l’Evangile.

Frères et sœurs bien-aimés, vivons dans la joie d’être baptisés, devenus par le don de l’Esprit, les enfants de Dieu notre Père, frères et sœurs de Jésus. 

Il nous envoie pour porter la joie de l’Evangile, 

Bonne Nouvelle du salut et de l’amour de Dieu pour tous. Amen !...

 

LECTURES DE LA MESSE

PREMIÈRE LECTURE

Lecture du livre du prophète Isaïe

Consolez, consolez mon peuple,
– dit votre Dieu –
    parlez au cœur de Jérusalem.
Proclamez que son service est accompli,
que son crime est expié,
qu’elle a reçu de la main du Seigneur
le double pour toutes ses fautes.

    Une voix proclame :
« Dans le désert, préparez le chemin du Seigneur ;
tracez droit, dans les terres arides,
une route pour notre Dieu.
    Que tout ravin soit comblé,
toute montagne et toute colline abaissées !
que les escarpements se changent en plaine,
et les sommets, en large vallée !
    Alors se révélera la gloire du Seigneur,
et tout être de chair verra
que la bouche du Seigneur a parlé. »

    Monte sur une haute montagne,  
toi qui portes la bonne nouvelle à Sion.
Élève la voix avec force,
toi qui portes la bonne nouvelle à Jérusalem.
Élève la voix, ne crains pas.
Dis aux villes de Juda :
« Voici votre Dieu ! »
        Voici le Seigneur Dieu !
Il vient avec puissance ;
son bras lui soumet tout.
Voici le fruit de son travail avec lui,
et devant lui, son ouvrage.
    Comme un berger, il fait paître son troupeau :
son bras rassemble les agneaux,
il les porte sur son cœur,
il mène les brebis qui allaitent.

    – Parole du Seigneur.

 

PSAUME

R/ Bénis le Seigneur, ô mon âme ;
Seigneur mon Dieu, tu es si grand ! (Ps 103, 1)

Revêtu de magnificence,
tu as pour manteau la lumière !
Comme une tenture, tu déploies les cieux,
tu élèves dans leurs eaux tes demeures.

Des nuées, tu te fais un char,
tu t’avances sur les ailes du vent ;
tu prends les vents pour messagers,
pour serviteurs, les flammes des éclairs.

Quelle profusion dans tes œuvres, Seigneur !
Tout cela , ta sagesse l’a fait ;
     la terre s’emplit de tes biens.
Voici l’immensité de la mer,
son grouillement innombrable d’animaux grands et petits.

Tous, ils comptent sur toi
pour recevoir leur nourriture au temps voulu.
Tu donnes : eux, ils ramassent ;
tu ouvres la main : ils sont comblés.

Tu caches ton visage : ils s’épouvantent ;
tu reprends leur souffle, ils expirent
      et retournent à leur poussière.
Tu envoies ton souffle : ils sont créés ;
tu renouvelles la face de la terre.

 

DEUXIÈME LECTURE

Lecture de la lettre de saint Paul apôtre à Tite

Bien-aimé,
     la grâce de Dieu s’est manifestée
pour le salut de tous les hommes.
    Elle nous apprend à renoncer à l’impiété
et aux convoitises de ce monde,
et à vivre dans le temps présent de manière raisonnable,
avec justice et piété,
    attendant que se réalise la bienheureuse espérance :
la manifestation de la gloire
de notre grand Dieu et Sauveur, Jésus Christ.
    Car il s’est donné pour nous
afin de nous racheter de toutes nos fautes,
et de nous purifier
pour faire de nous son peuple,
un peuple ardent à faire le bien.

    Lorsque Dieu, notre Sauveur,
a manifesté sa bonté et son amour pour les hommes,
    il nous a sauvés,
non pas à cause de la justice de nos propres actes,
mais par sa miséricorde.
Par le bain du baptême, il nous a fait renaître
et nous a renouvelés dans l’Esprit Saint.
    Cet Esprit, Dieu l’a répandu sur nous en abondance,
par Jésus Christ notre Sauveur,
    afin que, rendus justes par sa grâce,
nous devenions en espérance
héritiers de la vie éternelle.

 – Parole du Seigneur.

 

ÉVANGILE

Alléluia. Alléluia.
Voici venir un plus fort que moi,
proclame Jean Baptiste ;
c’est lui qui vous baptisera
dans l’Esprit Saint et le feu.
Alléluia. (cf. Lc 3, 16)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là,
    le peuple venu auprès de Jean le Baptiste était en attente,
et tous se demandaient en eux-mêmes
si Jean n’était pas le Christ.
    Jean s’adressa alors à tous :
« Moi, je vous baptise avec de l’eau ;
mais il vient, celui qui est plus fort que moi.
Je ne suis pas digne de dénouer la courroie de ses sandales.
Lui vous baptisera dans l’Esprit Saint et le feu. »

    Comme tout le peuple se faisait baptiser
et qu’après avoir été baptisé lui aussi, Jésus priait,
le ciel s’ouvrit.
    L’Esprit Saint, sous une apparence corporelle, comme une colombe,
descendit sur Jésus,
et il y eut une voix venant du ciel :
« Toi, tu es mon Fils bien-aimé ;
en toi, je trouve ma joie. »

    – Acclamons la Parole de Dieu.

 


 

Bienheureuse Alix Le Clerc

Fondatrice de la congrégation des Chanoinesses de Notre-Dame (✝ 1622)

Sa famille qui habitait Remiremont dans les Vosges était riche; Alix était belle, elle aimait la vie, la danse et les danseurs. Et puis, un jour, elle se convertit. Elle avait vingt et un ans. Sous la direction spirituelle de saint Pierre Fourier, elle se donna à l'éducation des jeunes filles en fondant la congrégation Notre-Dame (Chanoinesses de Saint-Augustin).
Sa vie est faite de simplicité, de prière et de respect de la grâce de Dieu en chaque jeune dont elle recevait la charge éducative.
- site de la Congrégation Notre-Dame.
...Elle meurt le 9 janvier 1622 au monastère de Nancy, récemment fondé. Pie XII la béatifie le 4 mai 1947. Aujourd'hui encore ses filles rayonnent son idéal dans le monde... (diocèse de Saint-Dié)
Un internaute nous signale: "Elle fut béatifiée avant la découverte de ses reliques, fait exceptionnel. Ses reliques ont été transférées le 14 octobre 2007 à la Cathédrale de Nancy. Une grande cérémonie a eu lieu en présence de l'évêque Mgr Papin."
- Bienheureuse Alix Le Clerc (1576-1622) Encouragée par saint Pierre Fourier de Mattaincourt, son jeune curé, cette religieuse lorraine fonde la Congrégation Notre-Dame et se consacre à l'éducation des jeunes filles dont personne ne s'occupe.
Témoins - site de l'Église catholique en France
À Nancy, en 1622, la bienheureuse Alix Le Clerc (Marie-Thérèse de Jésus), vierge, qui fonda, avec saint Pierre Fourier, la Congrégation des Chanoinesses régulières de Notre-Dame, sous la Règle de saint Augustin, pour l'éducation des jeunes filles.

 

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