0
Homélies paroissiales
Homélie du 29e dimanche du temps ordinaire par l'abbé J-Y. Poulailleau
Homélie du 29e dimanche du temps ordinaire par l'abbé J-Y. Poulailleau
© a

| Webmaster

Homélie du 29e dimanche du temps ordinaire par l'abbé J-Y. Poulailleau

Dimanche 18 octobre 2020

Homélie du dimanche 18 octobre par le père Jean-Yves Poulailleau

 

Chaque année, l’Eglise nous offre de vivre une Semaine Missionnaire Mondiale pour nous éveiller à la mission et réveiller notre vocation missionnaire. Elle doit également stimuler la conversion missionnaire devenue nécessaire et urgente pour notre pays, la France devenue ‘terre de mission’. Cette conversion missionnaire concerne donc nos communautés paroissiales qui risquent de perdre le souffle missionnaire.

Pour cette Journée Mondiale des missions 2020, le pape François nous adresse son message en lien avec l’actualité "marquée par les souffrances et les défis causés par la pandémie de COVID19." Dès le début, il nous renvoie au récit de la vocation du prophète Isaïe et nous invite à poursuivre "le cheminement missionnaire de toute l’Église", en nous inspirant de la réponse du prophète : "Me voici : envoie-moi ! ..." Le pape souligne que "c’est la réponse toujours renouvelée à la question du Seigneur : "Qui enverrai-je ? ..." en indiquant que "Cet appel provient du cœur de Dieu, de sa miséricorde qui interpelle tant l’Église que l’humanité, dans la crise mondiale actuelle."

Le saint Père décrit l’actualité marquée par la pandémie mondiale à la lumière du récit de la tempête apaisée : "Comme les disciples de l’Évangile, nous avons été pris au dépourvu par une tempête inattendue et furieuse. Nous nous rendons compte que nous nous trouvons dans la même barque, tous fragiles et désorientés […] tous appelés à ramer ensemble, tous ayant besoin de nous réconforter mutuellement. Dans cette barque […] Comme ces disciples qui parlent d’une seule voix et dans l’angoisse disent : "Nous sommes perdus", nous aussi, nous nous sommes aperçus que nous ne pouvons pas aller de l’avant chacun tout seul, mais seulement ensemble." […] "Dans ce contexte – écrit le Saint Père - l’appel à la mission, l’invitation à sortir de soi-même par amour de Dieu et du prochain, se présente comme une opportunité de partage, de service, d’intercession. La mission, que Dieu confie à chacun, fait passer du moi peureux et fermé au moi retrouvé et renouvelé par le don de soi."

Puis il nous invite à tourner notre regard vers la croix : "Dans le sacrifice de la croix, où s’accomplit la mission de Jésus, Dieu révèle que son amour est pour chacun et pour tous. Et il nous demande notre disponibilité personnelle à être envoyés, parce qu’il est Amour en perpétuel mouvement de mission, toujours en sortie de soi-même pour donner vie. Par amour pour les hommes, Dieu le Père a envoyé son Fils Jésus […] le Missionnaire du Père : sa Personne et son œuvre sont entièrement obéissance à la volonté du Père. […] Jésus, crucifié et ressuscité pour nous, nous attire dans son mouvement d’amour, par son Esprit […] il fait de nous des disciples […] et nous envoie en mission vers le monde et les nations. […]

Le pape précise que "C’est le Christ qui fait sortir l’Église d’elle-même." Puis, il nous renvoie à notre vocation personnelle de baptisés "ayant une dignité humaine fondée sur l’appel divin à être enfants de Dieu […]."

"La mission – écrit le pape – est comme une réponse, libre et consciente, à l’appel de Dieu. Mais cet appel, nous ne pouvons le percevoir que lorsque nous vivons une relation personnelle d’amour avec Jésus vivant dans son Église." Il nous invite à nous interroger : "sommes-nous prêts à accueillir la présence de l’Esprit Saint dans notre vie, à écouter l’appel à la mission, soit à travers la voie du mariage, soit à travers celle de la virginité consacrée ou du sacerdoce ordonné, et de toute façon dans la vie ordinaire de tous les jours ? … Sommes-nous disposés […] pour témoigner de notre foi en Dieu Père miséricordieux, pour proclamer l’Évangile du salut […] ? ... Comme Marie, la mère de Jésus, sommes-nous prêts à être sans réserve au service de la volonté de Dieu ? ..." "Cette disponibilité intérieure est très importante – écrit le pape - pour répondre à Dieu : Me voici, Seigneur : envoie-moi ! ..."

Revenant à cette pandémie marquée par la maladie, la souffrance, la peur, l’isolement, "la pauvreté de qui meurt seul, de qui est abandonné à lui-même, de qui perd son travail et son salaire, de qui n’a pas de maison et de nourriture" le pape nous appelle à relever ce défi "pour la mission de l’Église" en redécouvrant que "nous avons besoin de relations sociales et aussi de la relation communautaire avec Dieu."

Rappelons-nous le commandement qui est au cœur du message de Jésus dans l’Evangile " Aimez-vous les uns les autres ; non pas méfiez-vous els uns les autres."

"Cette condition – écrit le Saint Père – devrait nous rendre plus attentifs à notre façon d’entretenir nos relations avec les autres." Ajoutant que "la prière […] nous ouvre aux besoins d’amour, de dignité et de liberté de nos frères, de même qu’au soin de toute la création."

Evoquant le confinement qui a empêché de se réunir pour célébrer l’Eucharistie, le pape indique que cette situation "nous a fait partager la condition de nombreuses communautés chrétiennes qui ne peuvent pas célébrer la Messe chaque dimanche." D’où "la question que Dieu pose : "Qui enverrai-je ? ...". Le Seigneur attend de nous une réponse généreuse et convaincue : "Me voici : envoie-moi ! ..."

L'Evangile de ce jour nous invite à rendre à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu, cela ne veut pas dire que l'Église ne serait pas concernée par les questions politiques, ni qu’elle doive s'occuper uniquement du culte. S'occuper de Dieu, c'est aussi se préoccuper de son prochain.

Pour conclure son message, le Saint Père prie "la Très Sainte Vierge Marie, Étoile de l’évangélisation et Consolatrice des affligés, disciple missionnaire de son Fils Jésus [pour qu’elle], continue d’intercéder pour nous et de nous soutenir."

Frères et sœurs, chers paroissiens, n’ayons pas peur d’être missionnaire et d’œuvrer au service de l’Evangélisation. Que l’Esprit Saint ranime en chacun le désir et la joie de porter l’Evangile dans nos familles, nos lieux de vie, de travail et de loisirs.

 "Que le feu de l’amour du Christ ne s’éteigne jamais dans vos cœurs !... […] Prions les uns pour les autres afin que nous puissions être de joyeux témoins du Christ, aujourd’hui et toujours. Amen ! …"

LECTURES DE LA MESSE

 

PREMIÈRE LECTURE

Lecture du livre du prophète Isaïe

Ainsi parle le Seigneur à son messie, à Cyrus,
qu’il a pris par la main
pour lui soumettre les nations et désarmer les rois,
pour lui ouvrir les portes à deux battants,
car aucune porte ne restera fermée :

    « À cause de mon serviteur Jacob, d’Israël mon élu,
je t’ai appelé par ton nom,
je t’ai donné un titre,
alors que tu ne me connaissais pas.

    Je suis le Seigneur, il n’en est pas d’autre :
hors moi, pas de Dieu.
Je t’ai rendu puissant,
alors que tu ne me connaissais pas,
    pour que l’on sache, de l’orient à l’occident,
qu’il n’y a rien en dehors de moi.
Je suis le Seigneur, il n’en est pas d’autre. »

    – Parole du Seigneur.

 

PSAUME

R/ Rendez au Seigneur
la gloire et la puissance. (Ps 95, 7b)

Chantez au Seigneur un chant nouveau,
chantez au Seigneur, terre entière,
racontez à tous les peuples sa gloire,
à toutes les nations ses merveilles !

Il est grand, le Seigneur, hautement loué,
redoutable au-dessus de tous les dieux :
néant, tous les dieux des nations !
Lui, le Seigneur, a fait les cieux.

Rendez au Seigneur, familles des peuples,
rendez au Seigneur la gloire et la puissance,
rendez au Seigneur la gloire de son nom.
Apportez votre offrande, entrez dans ses parvis.

Adorez le Seigneur, éblouissant de sainteté :
tremblez devant lui, terre entière.
Allez dire aux nations : « Le Seigneur est roi ! »
Il gouverne les peuples avec droiture.

 

DEUXIÈME LECTURE

Lecture de la première lettre de saint Paul apôtre aux Thessaloniciens

Paul, Silvain et Timothée,
à l’Église de Thessalonique
qui est en Dieu le Père
et dans le Seigneur Jésus Christ.
À vous, la grâce et la paix.

    À tout moment, nous rendons grâce à Dieu au sujet de vous tous,
en faisant mémoire de vous dans nos prières.
Sans cesse,  nous nous souvenons
que votre foi est active,
que votre charité se donne de la peine,
que votre espérance tient bon
en notre Seigneur Jésus Christ,
en présence de Dieu notre Père.
    Nous le savons, frères bien-aimés de Dieu,
vous avez été choisis par lui.
    En effet, notre annonce de l’Évangile
n’a pas été, chez vous, simple parole,
mais puissance, action de l’Esprit Saint, pleine certitude.

    – Parole du Seigneur.

 

ÉVANGILE

Alléluia. Alléluia.
Vous brillez comme des astres dans l’univers
en tenant ferme la parole de vie.
Alléluia. (Ph 2, 15d.16a)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

    En ce temps-là,
    les pharisiens allèrent tenir conseil
pour prendre Jésus au piège
en le faisant parler.
    Ils lui envoient leurs disciples,
accompagnés des partisans d’Hérode :
« Maître, lui disent-ils, nous le savons :
tu es toujours vrai
et tu enseignes le chemin de Dieu en vérité ;
tu ne te laisses influencer par personne,
car ce n’est pas selon l’apparence que tu considères les gens.
    Alors, donne-nous ton avis :
Est-il permis, oui ou non,
de payer l’impôt à César, l’empereur ? »
    Connaissant leur perversité, Jésus dit :
« Hypocrites !
pourquoi voulez-vous me mettre à l’épreuve ?
    Montrez-moi la monnaie de l’impôt. »
Ils lui présentèrent une pièce d’un denier.
    Il leur dit :
« Cette effigie et cette inscription,
de qui sont-elles ? »
    Ils répondirent :
« De César. »
Alors il leur dit :
« Rendez donc à César ce qui est à César,
et à Dieu ce qui est à Dieu. »

    – Acclamons la Parole de Dieu.

© AELF

Répondre à () :


Captcha