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Homélies paroissiales
Homélie du 28e dimanche du temps ordinaire par l'abbé J-Y. Poulailleau
Homélie du 28e dimanche du temps ordinaire par l'abbé J-Y. Poulailleau
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Homélie du 28e dimanche du temps ordinaire par l'abbé J-Y. Poulailleau

Dimanche 11 octobre 2020 (texte et audio)

Homélie du père Jean-Yves Poulailleau

 

Quelle belle image que celle d’un banquet de noces !... En racontant cette parabole, Jésus utilise des situations qui nous rejoignent et ravivent des souvenirs de bons moments passés autour d’une table en familles ou avec des amis. L’histoire racontée par Jésus, cette parabole des invités nous rappelle que chaque dimanche les baptisés sont les invités de Dieu. Dieu invite largement, car Dieu aime rassembler son peuple pour le nourrir de sa Parole et de son Pain de Vie. Il nous invite afin de nous affermir dans notre relation au Christ-Jésus qui s’est fait proche de nous pour que nous soyons proches de lui, enracinés dans une foi solide et éclairée.

Malheureusement il y a beaucoup d’invités qui ne viennent pas. Ils refusent cette richesse de la miséricorde, aujourd’hui comme hier. Dieu invite à la joie des noces, mais les invités méprisent ce cadeau du ciel. Certains ne veulent pas venir; d’autres sont accaparés par leurs occupations ou activités diverses. Ils n’ont pas compris que Dieu offre gratuitement ce qu’ils cherchent ailleurs dans les produits de la société de consommation de loisirs et de plaisirs. Il y en a même qui maltraitent et tuent les serviteurs. Pensons aux martyrs qui ont versés leur sang pour rester fidèle au Christ et à l’Evangile.

Nous sommes les invités de Dieu pour un repas de fête selon la prophétie d’Isaïe dans la première lecture. Evoquant le jour où Dieu préparera pour tous les peuples un véritable "festin …", il précise : "et ce jour-là, on dira : "Voici votre Dieu, en qui nous espérions, et il nous a sauvés." Ce n’est donc pas n’importe quel repas, pour s’éclater ou pour oublier les soucis du quotidien, mais un festin pour la Vie.

Dans l’Evangile, la parabole de Jésus est facile à actualiser. Le Roi qui célèbre les noces de son fils, c’est Dieu et le fils, c’est Jésus. Quant aux invités, il y a ceux qui refusent avec de bonnes raisons pour ne pas venir. Ensuite ceux qui s’attaquent aux serviteurs, les maltraites et les tuent. Puis cette nouvelle invitation du Roi qui représente Dieu invitant tout le monde car l’Evangile est pour tous, les pauvres comme les riches, ceux qui réussissent comme ceux qui sont en échecs, les étrangers comme les habitués. Ils viennent, ils sont là, ils sont les bienvenus. La salle des noces est remplie. Enfin, la surprise du Roi qui s’insurge de la présence d’un invité car son cœur n’était pas prêt pour participer dignement à ce banquet. Il ne portait pas le vêtement de noces.

Qu’est-ce donc ce vêtement de noce ?...  La réponse, c’est vous les enfants qui avez revêtu l’aube blanche qui rappelle le vêtement blanc du baptême. En devenant enfant de Dieu, en recevant la vie nouvelle du Christ ressuscité, "Vous avez revêtu le Christ", selon les paroles de l’apôtre Paul aux nouveaux baptisés. Le vêtement de noce, c’est l’habit du cœur, celui de la charité et de la fraternité, de l’humilité et de la douceur qu’il nous faut revêtir pour être digne de l’invitation de Dieu.  

Les enfants, vous arrivez à l’âge où vous apprenez à prendre votre vie en main, à dire ‘Je’, ‘je veux’, ‘je souhaite’ Vous arrivez aussi à l’âge où vous cherchez quelqu’un de solide pour bâtir votre vie, vous aspirez à ce qui est grand et à donner le meilleur de vous-même, je vous le dis : il n’y a rien de plus solide que la foi, rien de plus stable et de plus beau que de fonder sa vie sur la confiance en Jésus Christ.

Alors aujourd’hui mettez toute votre volonté dans cet acte de foi, votre profession de la foi, soutenue par la communauté pour dire à Jésus : Je crois en toi, j’ai confiance en Toi, je t’aime !... La profession de foi ne porte pas d’abord sur des connaissances, ni la récitation de quelques formules apprises par cœur, mais sur une personne : Dieu le Père qui en son Fils Jésus nous aime, nous enseigne et prend soin de nous. C’est d’abord une relation personnelle avec Dieu qui nous aime et que nous aimons en retour.

Professer sa foi, c’est dire à Dieu dans l’intime de son cœur, qu’on sait qu’il nous aime et lui dire qu’on l’aime. C’est aussi le dire publiquement aux autres, devant les autres, avec les autres, de les entendre dire avec nous : "Je crois en Dieu." La foi, c’est une expérience que l’on vit dans une relation de confiance avec Dieu qui s’est fait proche de nous en son Fils Jésus. C’est l’histoire d’un Dieu qui nous aime et parce qu’il nous aime, il a voulu que nous puissions aimer comme il nous aime. L’histoire d’un Dieu qui donne la vie et parce qu’il est source de la vie, je choisis la vie avec Dieu, la Vie qui ne finit pas, la Vie éternelle.

Pour terminer je vous invite à découvrir un jeune Carlo Acutis, décédé à 15 ans d’une leucémie foudroyante en 2006, laissant le témoignage d’une vie chrétienne, brève mais intense. Depuis sa Première Communion, à l’âge de 7 ans, il allait à la messe chaque jour pour mettre l’Eucharistie au centre de sa vie. Ce garçon admiré et aimé de tous aimait dire : "… Depuis toujours nous sommes attendus au Ciel." ajoutant que notre Boussole devait être la Parole de Dieu, à laquelle nous devons constamment nous confronter.

Ce qui ne l’empêchait pas d’être très doué pour tout ce qui se rapportait à l’informatique. Beaucoup de ses amis le considéraient comme un génie, capable de faire de la programmation, de créer des sites internet. Il était engagé auprès des plus nécessiteux avec les enfants et avec les personnes âgées.

Béatifié hier à la Basilique d’Assise, Carlo est un exemple pour nous, pour vous les enfants car il nous demande de raconter l’Évangile par notre vie, afin que chacun est appelé à être un phare qui éclaire le chemin des autres.

Frères et sœurs, chers enfants, je vous invite maintenant, à invoquer l’Esprit Saint. C’est Lui qui nous rend capables de professer notre foi en Christ ressuscité. C’est Lui qui ouvre nos cœurs pour que soyons dignes de l’invitation du Seigneur, toujours prêts à y répondre en revêtant le vêtement de la fête et le manteau de la charité.  Demandons à l’Esprit Saint de de ranimer et de faire grandir en nous la foi pour être capable de dire : "Mon Dieu, Je crois en toi, je t’aime." !… 

LECTURES DE LA MESSE

 

PREMIÈRE LECTURE

Lecture du livre du prophète Isaïe

    Le Seigneur de l’univers
préparera pour tous les peuples, sur sa montagne,
un festin de viandes grasses et de vins capiteux,
un festin de viandes succulentes et de vins décantés.
    Sur cette montagne, il fera disparaître
le voile de deuil qui enveloppe tous les peuples
et le linceul qui couvre toutes les nations.
    Il fera disparaître la mort pour toujours.
Le Seigneur Dieu essuiera les larmes sur tous les visages,
et par toute la terre il effacera l’humiliation de son peuple.
Le Seigneur a parlé.

    Et ce jour-là, on dira :
« Voici notre Dieu,
en lui nous espérions, et il nous a sauvés ;
c’est lui le Seigneur,
en lui nous espérions ;
exultons, réjouissons-nous :
il nous a sauvés ! »
    Car la main du Seigneur
reposera sur cette montagne.

    – Parole du Seigneur.

 

PSAUME

R/ J’habiterai la maison du Seigneur
pour la durée de mes jours. (Ps 22, 6cd)

Le Seigneur est mon berger :
je ne manque de rien.
Sur des prés d’herbe fraîche,
il me fait reposer.

Il me mène vers les eaux tranquilles
et me fait revivre ;
il me conduit par le juste chemin
pour l’honneur de son nom.

Si je traverse les ravins de la mort,
je ne crains aucun mal,
car tu es avec moi,
ton bâton me guide et me rassure.

Tu prépares la table pour moi
devant mes ennemis ;
tu répands le parfum sur ma tête,
ma coupe est débordante.

Grâce et bonheur m’accompagnent
tous les jours de ma vie ;
j’habiterai la maison du Seigneur
pour la durée de mes jours.

 

DEUXIÈME LECTURE

Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Philippiens

Frères,
    je sais vivre de peu,
je sais aussi être dans l’abondance.
J’ai été formé à tout et pour tout :
à être rassasié et à souffrir la faim,
à être dans l’abondance et dans les privations.   
Je peux tout
en celui qui me donne la force.
    Cependant, vous avez bien fait de vous montrer solidaires
quand j’étais dans la gêne.
    Et mon Dieu comblera tous vos besoins selon sa richesse,
magnifiquement,
dans le Christ Jésus.

    Gloire à Dieu notre Père
pour les siècles des siècles. Amen.

    – Parole du Seigneur.

 

ÉVANGILE

Alléluia. Alléluia.
Que le Père de notre Seigneur Jésus Christ
ouvre à sa lumière les yeux de notre cœur,
pour que nous percevions l’espérance que donne son appel.
Alléluia. (cf. Ep 1, 17-18)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là,
    Jésus se mit de nouveau à parler
aux grands prêtres et aux pharisiens,
et il leur dit en paraboles :
    « Le royaume des Cieux est comparable
à un roi qui célébra les noces de son fils.
    Il envoya ses serviteurs appeler à la noce les invités,
mais ceux-ci ne voulaient pas venir.
    Il envoya encore d’autres serviteurs dire aux invités :
‘Voilà : j’ai préparé mon banquet,
mes bœufs et mes bêtes grasses sont égorgés ;
tout est prêt : venez à la noce.’
    Mais ils n’en tinrent aucun compte et s’en allèrent,
l’un à son champ, l’autre à son commerce ;
    les autres empoignèrent les serviteurs,
les maltraitèrent et les tuèrent.
    Le roi se mit en colère,
il envoya ses troupes,
fit périr les meurtriers
et incendia leur ville.
    Alors il dit à ses serviteurs :
‘Le repas de noce est prêt,
mais les invités n’en étaient pas dignes.
    Allez donc aux croisées des chemins :
tous ceux que vous trouverez,
invitez-les à la noce.’
    Les serviteurs allèrent sur les chemins,
rassemblèrent tous ceux qu’ils trouvèrent,
les mauvais comme les bons,
et la salle de noce fut remplie de convives.
    Le roi entra pour examiner les convives,
et là il vit un homme qui ne portait pas le vêtement de noce.
    Il lui dit :
‘Mon ami, comment es-tu entré ici,
sans avoir le vêtement de noce ?’
L’autre garda le silence.
    Alors le roi dit aux serviteurs :
‘Jetez-le, pieds et poings liés,
dans les ténèbres du dehors ;
là, il y aura des pleurs et des grincements de dents.’

    Car beaucoup sont appelés,
mais peu sont élus. »

    – Acclamons la Parole de Dieu.

© AELF

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