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Homélies paroissiales
Homélie du Dimanche 8 août 2021 par l'abbé Louis-Marie de Linage
Homélie du Dimanche 8 août 2021 par l'abbé Louis-Marie de Linage
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Homélie du Dimanche 8 août 2021 par l'abbé Louis-Marie de Linage

LECTURES DE LA MESSE

 

PREMIÈRE LECTURE

Lecture du premier livre des Rois

En ces jours-là, 
le prophète Élie, fuyant l’hostilité de la reine Jézabel,
    marcha toute une journée dans le désert.
Il vint s’asseoir à l’ombre d’un buisson, 
et demanda la mort en disant : 
« Maintenant, Seigneur, c’en est trop ! 
Reprends ma vie : 
je ne vaux pas mieux que mes pères. » 
    Puis il s’étendit sous le buisson, et s’endormit. 
Mais voici qu’un ange le toucha et lui dit : 
« Lève-toi, et mange ! » 
    Il regarda, et il y avait près de sa tête 
une galette cuite sur des pierres brûlantes et une cruche d’eau. 
Il mangea, il but, et se rendormit.
    Une seconde fois, l’ange du Seigneur le toucha et lui dit : 
« Lève-toi, et mange, 
car il est long, le chemin qui te reste. » 
    Élie se leva, mangea et but. 
Puis, fortifié par cette nourriture, 
il marcha quarante jours et quarante nuits 
jusqu’à l’Horeb, la montagne de Dieu.

    – Parole du Seigneur.

 

PSAUME

R/ Goûtez et voyez
comme est bon le Seigneur ! (Ps 33, 9a)

Je bénirai le Seigneur en tout temps,
sa louange sans cesse à mes lèvres.
Je me glorifierai dans le Seigneur :
que les pauvres m’entendent et soient en fête !

Magnifiez avec moi le Seigneur,
exaltons tous ensemble son nom.
Je cherche le Seigneur, il me répond :
de toutes mes frayeurs, il me délivre.

Qui regarde vers lui resplendira,
sans ombre ni trouble au visage.
Un pauvre crie ; le Seigneur entend :
il le sauve de toutes ses angoisses.

L’ange du Seigneur campe alentour
pour libérer ceux qui le craignent.
Goûtez et voyez : le Seigneur est bon !
Heureux qui trouve en lui son refuge !

 

DEUXIÈME LECTURE

Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Éphésiens

Frères,
n’attristez pas le Saint Esprit de Dieu, 
qui vous a marqués de son sceau
en vue du jour de votre délivrance. 
    Amertume, irritation, colère, éclats de voix ou insultes, 
tout cela doit être éliminé de votre vie, 
ainsi que toute espèce de méchanceté. 
    Soyez entre vous pleins de générosité et de tendresse. 
Pardonnez-vous les uns aux autres, 
comme Dieu vous a pardonné dans le Christ.

Oui, cherchez à imiter Dieu, 
puisque vous êtes ses enfants bien-aimés. 
    Vivez dans l’amour, 
comme le Christ nous a aimés et s’est livré lui-même pour nous, 
s’offrant en sacrifice à Dieu, 
comme un parfum d’agréable odeur.

    – Parole du Seigneur.

 

ÉVANGILE

Alléluia. Alléluia.
Moi, je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel,
dit le Seigneur ;
si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement.
Alléluia. (Jn 6, 51)

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

En ce temps-là,
    les Juifs récriminaient contre Jésus 
parce qu’il avait déclaré : 
« Moi, je suis le pain qui est descendu du ciel. » 
    Ils disaient : 
« Celui-là n’est-il pas Jésus, fils de Joseph ? 
Nous connaissons bien son père et sa mère. 
Alors comment peut-il dire maintenant : 
‘Je suis descendu du ciel’ ? » 
    Jésus reprit la parole : 
« Ne récriminez pas entre vous. 
    Personne ne peut venir à moi, 
si le Père qui m’a envoyé ne l’attire, 
et moi, je le ressusciterai au dernier jour. 
    Il est écrit dans les prophètes : 
Ils seront tous instruits par Dieu lui-même. 
Quiconque a entendu le Père et reçu son enseignement 
vient à moi. 
    Certes, personne n’a jamais vu le Père, 
sinon celui qui vient de Dieu : 
celui-là seul a vu le Père. 
    Amen, amen, je vous le dis : 
il a la vie éternelle, celui qui croit. 
    Moi, je suis le pain de la vie. 
    Au désert, vos pères ont mangé la manne, 
et ils sont morts ; 
    mais le pain qui descend du ciel est tel 
que celui qui en mange ne mourra pas.
    Moi, je suis le pain vivant, 
qui est descendu du ciel : 
si quelqu’un mange de ce pain, 
il vivra éternellement. 
Le pain que je donnerai, c’est ma chair, 
donnée pour la vie du monde. »

    – Acclamons la Parole de Dieu.

Saint Dominique de Guzman

Fondateur de l'Ordre des Frères prêcheurs (✝ 1221)

Le troisième fils de Félix de Guzman était un curieux étudiant à l'Université de Palencia en Espagne. La famine désolant la ville, il vendait ses livres pour secourir les pauvres. Tout saint Dominique est inscrit dans ce geste : étudier est une bonne chose, mais le souci des hommes est premier. Devenu chanoine régulier d'Osma en Vieille-Castille, il accompagne son évêque Diègue en voyage et c'est en traversant le midi de la France que tous deux sont frappés par les ravages de l'hérésie des cathares(*). Diègue et Dominique vont à Rome et obtiennent du pape Innocent III la mission de parcourir, avec quelques compagnons, les régions concernées et d'y prêcher l'Evangile par la parole et par l'exemple. La pauvreté évangélique et l'entrain joyeux caractérisent ces prédicateurs. Ils vont deux par deux, prêchant et mendiant leur nourriture. Saint Dominique s'appuie sur la prière du monastère de Prouilhe, près de Fanjeaux, où il a rassemblé quelques "parfaites" cathares converties. Afin de poursuivre et étendre son œuvre de prédication, il réunit ses premiers compagnons dans un couvent de Toulouse dans le même souci de radicale pauvreté. Le pape Honorius III approuve en 1216 son œuvre qui devient l'Ordre des Frères prêcheurs. Dès l'année suivante, ils les dispersent dans toute l'Europe afin d'y fonder des couvents. Il meurt d'épuisement à Bologne.
(*) voir sur le site internet du diocèse de Montpellier: "L'hérésie albigeoise (Cathares), au XIIIe siècle va secouer durement notre région" (annuaire du diocèse, document pdf page 132)
"La Maison de Saint Dominique à Fanjeaux du XIIIe siècle. Le saint y demeura 9 ans, luttant contre l'hérésie cathare."
"Un terroir traversé par l'histoire et la figure d'un saint: Dominique, l'homme aux semelles de vent!
D'origine castillane, Dominique de Guzman, est né vers 1170 à Caleruega. Venu en Toulousain dans le cadre d'une mission diplomatique où il accompagnait son évêque, tous deux ont mesuré combien une Eglise riche et puissante pouvait difficilement témoigner de Jésus Christ, ils iront vers les chrétiens dissidents, pauvres et mendiants, selon le modèle évangélique.
Pendant des années, Dominique n'aura de cesse de témoigner de l'Evangile en imitant les Apôtres. Il entraîne à sa suite des hommes et des femmes que l'Église ne touchait plus. A l'aube du XIIIe siècle, il devient, avec les frères et sœurs de la 'Sainte Prédication',  la figure d'un renouveau au sein de l'Église Romaine.
Fanjeaux, cité médiévale, garde fidèlement la trace de son passage.*
La maison de Saint Dominique est ouverte en saison estivale, au cœur de l'agglomération. Au 'couvent' datant du XIVe siècle les dominicaines de la Sainte Famille accueillent touristes et pèlerins toute l'année. Au monastère de Prouilhe, la prière des moniales se poursuit depuis 8 siècles.
Deux grandes fêtes marquent la saison estivale: le 8 août pour la St Dominique (messe au monastère), et le 16 août pour la St Roch (procession  et messe en occitan)."
(* De la plaine au massif pyrénéen - Les terres dominicaines, Balade en Pays d'Aude - diocèse de Carcassonne et Narbonne)
Chanoine d'Osma en Espagne il se fit humble ministre de la prédication dans les régions troublées par l'hérésie des albigeois et vécut dans la condition méprisée de pauvreté volontaire, ne cessant de parler avec Dieu. À la recherche d'une nouvelle manière de propager la foi, il fonda, à Toulouse, l'Ordre des Prêcheurs, pour restaurer dans l'Église la manière de vivre des apôtres, en recommandant à ses frères de servir leur prochain par la prière, l'étude et le ministère de la parole. Il mourut à Bologne, le 6 août 1221.

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