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Homélies paroissiales
Homélie du Dimanche 12 septembre 2021 par l'abbé Alexandre-Marie Robineau
Homélie du Dimanche 12 septembre 2021 par l'abbé Alexandre-Marie Robineau
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Homélie du Dimanche 12 septembre 2021 par l'abbé Alexandre-Marie Robineau

Homélie

 

Chers frères et sœurs bien aimés de Jésus Christ,

On parle beaucoup du pass sanitaire mais assez peu du pass salutaire !

Le salut ! Reconnaissons-le : nous sommes souvent plus soucieux de notre vie et notre bien-être ici-bas, et assez peu, au final, de notre vie là-haut… Pourquoi ?

Souvent, c’est parce que nous manquons de foi… On veut bien croire un peu, quand même, à la vie éternelle et à l’au-delà, par réconfort, par habitude, par culture, par éducation, parce que c’est mieux d’y croire que de ne pas y croire. Ça console un peu… Mais bon, après, comme on n’est pas totalement sûr, pas à 100%, on se rattache à d’autres choses qui nous rassurent : notre confort, notre sécurité, nos avantages ici-bas, etc. Et puis, le paradis, ou l’enfer, le purgatoire, la vie éternelle, et bien, écoutez « on verra bien quand on y sera ». Et, je pense, qu’on est un peu tous concernés… Sauf que ce n’est pas vraiment ce que nous dit Jésus… Alors, parlons un peu de salut, de foi et de joie.

 

1/ le Salut

Jésus nous le dit : « celui qui veut sauver sa vie la perdra ; mais celui qui perdra sa vie à cause de moi et de l’Évangile la sauvera ». En fait, c’est la grande question ! La question essentielle ! Est-ce que je veux être sauvé ? Est-ce que j’ai besoin d’être sauvé ? Et si oui, de qui ? de quoi ? Être sauvé du mal, du péché, de la souffrance, et ultimement être sauvé de la mort !

Et est-ce que Jésus a promis la résurrection des morts et la vie éternelle à ceux qui croient en lui pour nous consoler, nous réconforter et pour avoir du succès, ou parce que c’est vrai ?

Ce n’est pas rien quand même comme question… Et quelle est notre réponse ? En qui et en quoi croyons-nous ? Est-ce que nous mettons toutes nos forces et nos énergies à chercher des réponses et à vivre de la foi, ou bien est-ce que nous essayons de nous évader et de nous divertir pour éviter cette réflexion et ces questions, et alors nous nous éloignons de Dieu, de Jésus et de l’Évangile ?

Chers amis, trop de chrétiens sont incertains sur ces questions et au final manquent de foi et ont donc du mal à témoigner de la foi et de l’amour du Christ… Notre baisse du nombre de fidèles, de prêtres, etc. vient d’une crise profonde de la foi, et d’abord dans l’Église et chez les chrétiens eux-mêmes… Avons-nous la foi dans le salut que Dieu propose dans la mort et la résurrection de son Fils Jésus Christ ? Y croyons-nous vraiment ? Pleinement ? Totalement ?

Cette foi dans le salut offert par le Christ pousse inévitablement à s’engager, à se donner, à aimer, à servir, comme le Christ. La foi et les œuvres vont ensemble comme le dit St Jacques ! Et c’est un équilibre à trouver et à vivre ! On n’est pas sauvé par les choses que l’ont fait, même de très bonnes choses ! On est sauvé par l’amour gratuit et inconditionnel de Dieu, par la pure grâce du Christ ! Et notre foi dans cet amour de Dieu doit porter du fruit, sinon, c’est que cette foi et cet amour sont morts ! Et vous voyez bien que n’être que dans les œuvres, dans l’action, dans le social, sans prendre le temps que cela vienne du Christ, par la prière, par l’Église, par la foi, et bien progressivement la foi s’évapore puis ensuite il n’y aura plus personne pour œuvrer et servir… C’est ce qu’on vit actuellement, progressivement, petit à petit, en France et en Vendée… Tout se délite parce qu’il n’y a plus la foi dans le Christ…

C’est pourquoi la foi dans le salut et dans la vie éternelle est si importante ! Notre foi dans la vie après la mort donne sens à notre vie ici-bas et la conditionne pour aujourd’hui… La question de la vie après la mort et du salut nous concerne maintenant ! Elle est fondamentale…

 

2/ La foi

Donc cela doit interroger notre foi ? Et il y a du boulot, les amis ! Comme pour Pierre !

Nos pensées sont celles des hommes et non pas celles de Dieu ! On croit ce qu’on a envie de croire ; on prend ce qui nous va et nous intéresse ; et surtout, surtout, on ne veut pas souffrir ! Pas de croix ! Pas d’épreuve ! Comme Pierre qui fit de vifs reproches à Jésus…

Et donc à la moindre épreuve, on accuse Dieu et on le laisse tomber ! J’ai été déçu de Dieu ; je n’ai pas été exaucé comme je l’attendais ; j’ai souffert donc, Dieu je n’y crois pas…

Réaction légitime et tellement humaine…

Mais notre Dieu n’est pas un grand horloger ou un grand magicien ou encore un grand commerçant : je te donne ça, tu me donnes ça, et on est quitte !

Et c’est pour ça que notre Dieu et l’Évangile sont profondément vrais. C’est parce qu’ils ne nous évitent pas la souffrance, la croix ou la mort ! Pas de fausse promesse ! Pas de fausse magie ! Pas d’anesthésiant, de calmant ou de morphine pour nous éviter de souffrir !

Jésus le dit : « Si quelqu’un veut marcher à ma suite, qu’il renonce à lui-même, qu’il prenne sa croix et qu’il me suive ».

Désolé de vous décevoir les amis ! La vie chrétienne c’est tout sauf un réconfort ! Ce n’est pas très séduisant ni sexy ! Ce n’est pas un ersatz ou une drogue pour oublier les problèmes et fuir le réel !! Oh que non !

Et c’est pourtant là le lieu de la joie la plus profonde et la plus vraie !

 

3/ La joie

Jésus ne nous évite pas la croix, ni le mal, ni les souffrances, ni la mort ! Lui-même, le Fils de Dieu, les a vécus jusqu’au bout comme personne sur cette terre ! Il sait de quoi il parle !

Ce qui change tout c’est de savoir, c’est de croire que Jésus vit tout cela avec nous. Qu’il porte avec nous notre croix. Que Jésus est notre compagnon de route ! Qu’il marche à nos côtés et nous soutient ! Plus nous approchons de Jésus, plus nous avons foi en Jésus, et plus, parfois, les croix sont lourdes ! Et Jésus ne nous demande jamais plus que ce que l’on peut porter ! Et il nous donne la grâce pour être capable de la suivre… Mais il lui faut ouvrir notre cœur et avoir foi en lui ! Avoir confiance en Jésus !

Comme pour le serviteur souffrant, en Isaïe, au cœur de notre souffrance, Dieu prend notre défense et nous soutient ! Dieu est notre appui, notre bouclier, notre rempart !

Il entend le cri de ma prière ! (Anecdote perso le 13 août à Medj en lien avec le P. Maire "* dans le support audio à 9mn20")

Oui, chers amis, il nous faut aimer le Seigneur et vivre avec lui cette intimité du cœur qui sera source de joie, quelques soient les épreuves et les croix ! Si Dieu est là, tout va !

Oui, pour nous, qui est Jésus ? Il est le Christ. Il est le Chemin, la Vérité et la Vie ! Il est notre salut ; et si nous croyons en lui, si nous avons foi en lui, si nous avons confiance en lui et que nous le suivons, il nous sauvera et nous vivrons éternellement avec lui !

Prenons le temps de prier ; prenons le temps de lire et méditer la Parole de Dieu ; prenons le temps de nous former pour mieux connaître et pour grandir dans la foi afin de servir et de donner notre vie !

N’ayons pas peur de perdre notre vie à cause de Jésus et de l’Évangile car c’est ainsi que nous serons sauvés.

Demandons à la Vierge Marie (Saint Nom de Marie le 12 septembre) de nous aider à avoir la foi en Jésus, à mettre toute notre confiance en lui pour nous donner et donner notre vie, et afin d’être sauvés.

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Je Vous salue Marie © a
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Amen.

Abbé Alexandre-Marie ROBINEAU +

 

LECTURES DE LA MESSE

 

PREMIÈRE LECTURE

Lecture du livre du prophète Isaïe

Le Seigneur mon Dieu m’a ouvert l’oreille,
et moi, je ne me suis pas révolté,
je ne me suis pas dérobé.
    J’ai présenté mon dos à ceux qui me frappaient,
et mes joues à ceux qui m’arrachaient la barbe.
Je n’ai pas caché ma face devant les outrages et les crachats. 
    Le Seigneur mon Dieu vient à mon secours ;
c’est pourquoi je ne suis pas atteint par les outrages,
c’est pourquoi j’ai rendu ma face dure comme pierre :
je sais que je ne serai pas confondu.
    Il est proche, Celui qui me justifie.
Quelqu’un veut-il plaider contre moi ?
Comparaissons ensemble !
Quelqu’un veut-il m’attaquer en justice ?
Qu’il s’avance vers moi !
    Voilà le Seigneur mon Dieu, il prend ma défense ;
qui donc me condamnera ?

    – Parole du Seigneur.

 

PSAUME

R/ Je marcherai en présence du Seigneur
sur la terre des vivants.
ou : Alléluia ! (Ps 114, 9)

J’aime le Seigneur :
il entend le cri de ma prière ;
il incline vers moi son oreille :
toute ma vie, je l’invoquerai.

J’étais pris dans les filets de la mort,
     retenu dans les liens de l’abîme,
j’éprouvais la tristesse et l’angoisse ;
j’ai invoqué le nom du Seigneur :
« Seigneur, je t’en prie, délivre-moi ! »

Le Seigneur est justice et pitié,
notre Dieu est tendresse.
Le Seigneur défend les petits :
j’étais faible, il m’a sauvé.

Il a sauvé mon âme de la mort, 
gardé mes yeux des larmes
      et mes pieds du faux pas.
Je marcherai en présence du Seigneur
sur la terre des vivants.

 

DEUXIÈME LECTURE

Lecture de la lettre de saint Jacques

Mes frères, 
si quelqu’un prétend avoir la foi, 
sans la mettre en œuvre, 
à quoi cela sert-il ? 
Sa foi peut-elle le sauver ? 
    Supposons qu’un frère ou une sœur 
n’ait pas de quoi s’habiller, 
ni de quoi manger tous les jours ; 
    si l’un de vous leur dit : 
« Allez en paix ! 
Mettez-vous au chaud, 
et mangez à votre faim ! » 
sans leur donner le nécessaire pour vivre, 
à quoi cela sert-il ? 
    Ainsi donc, la foi, si elle n’est pas mise en œuvre, 
est bel et bien morte. 
    En revanche, on va dire :
« Toi, tu as la foi ; 
moi, j’ai les œuvres. 
Montre-moi donc ta foi sans les œuvres ; 
moi, c’est par mes œuvres que je te montrerai la foi. »

    – Parole du Seigneur.

 

ÉVANGILE

Alléluia. Alléluia.
Que la croix du Seigneur soit ma seule fierté !
Par elle, le monde est crucifié pour moi,
et moi pour le monde.
Alléluia. (Ga 6, 14)

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc

En ce temps-là,
    Jésus s’en alla, ainsi que ses disciples, 
vers les villages situés aux environs de Césarée-de-Philippe. 
Chemin faisant, il interrogeait ses disciples : 
« Au dire des gens, qui suis-je ? » 
    Ils lui répondirent : 
« Jean le Baptiste ; 
pour d’autres, Élie ; 
pour d’autres, un des prophètes. »    

Et lui les interrogeait : 
« Et vous, que dites-vous ? 
Pour vous, qui suis-je ? »
Pierre, prenant la parole, lui dit : 
« Tu es le Christ. » 
    Alors, il leur défendit vivement 
de parler de lui à personne.

    Il commença à leur enseigner 
qu’il fallait que le Fils de l’homme souffre beaucoup, 
qu’il soit rejeté par les anciens,
les grands prêtres et les scribes, 
qu’il soit tué, 
et que, trois jours après, il ressuscite. 
    Jésus disait cette parole ouvertement.
Pierre, le prenant à part, 
se mit à lui faire de vifs reproches. 
    Mais Jésus se retourna 
et, voyant ses disciples, il interpella vivement Pierre : 
« Passe derrière moi, Satan ! 
Tes pensées ne sont pas celles de Dieu, 
mais celles des hommes. »
    Appelant la foule avec ses disciples, il leur dit : 
« Si quelqu’un veut marcher à ma suite, 
qu’il renonce à lui-même, 
qu’il prenne sa croix 
et qu’il me suive. 
    Car celui qui veut sauver sa vie 
la perdra ; 
mais celui qui perdra sa vie à cause de moi et de l’Évangile 
la sauvera. »

    – Acclamons la Parole de Dieu.

Le saint nom de Marie

mémoire

 

Célébrée à partir de 1513 en Espagne, cette fête fut étendue à l'Église universelle en 1684 en reconnaissance de la victoire de Vienne contre les Turcs.

«Marchons avec confiance sous la protection du Ciel et avec l'assistance de la Très Sainte Vierge.»

«Votre nom, ô Marie, dit saint Ambroise, est un baume délicieux qui répand l'odeur de la grâce!»

Mais surtout le nom de Marie est un nom de salut.

Saint Éphrem l'appelle la Clef du Ciel. «Le nom seul de Marie, dit saint Bernard, met en fuite tous les démons...»

Ce n'est là qu'un faible écho de l'apologie du nom de Marie faite par les Saints.
Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.
(source: Paroisse Vallée de l'Aisne)
Mémoire du saint Nom de Marie.

Le Seigneur Dieu l'a bénie entre toutes les femmes et a exalté si haut son nom que sa louange ne s'effacera jamais de la bouche des fidèles.

 

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